Solidaires 31Sud EducLes nouvelles du jeudi 11 Novembre
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Les nouvelles du jeudi 11 Novembre

Soirée débats/présentation ~ « combats pour l’enfance et jeunesse en lutte »

Les Utopiques (cahier de réflexions de Solidaires)

En présence des contributeurs/trices au dernier numéro des utopiques

Mercredi 17 novembre à 18h00
dans les locaux de Solidaires 31 au 52, rue Jacques Babinet
Boisson, nourriture et numéro des utopiques sur place
!
On vous attend !

 

Suicide de Dinah Gonthier, racisme et lesbophobie à l’école : le silence assourdissant de Jean-Michel Blanquer

Article publié le 6 novembre 2021 par SUD Education 93

Le 5 octobre dernier, Dinah Gonthier, une adolescente de 14 ans, récemment entrée en classe de seconde, s’est donnée la mort. Dinah était victime de harcèlement scolaire, raciste et lesbophobe, de la part de ses camarades de classe.

Si le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer s’est exprimé sur ce drame, c’est pour dénoncer le harcèlement et cyber-harcèlement scolaires et assurer que son ministère mettait les moyens nécessaires pour lutter contre ce phénomène. Pas un mot sur la lesbophobie subie par Dinah Gonthier. Pas un mot sur le racisme. 

A l’heure où les jeunes LGBTQIA+ sont bien plus à risques de faire une tentative de suicide ou de se suicider que les jeunes hétérosexuel·les ou cis (plus d’un tiers des jeunes trans auraient déjà fait une tentative de suicide) (1), ce silence est assourdissant. À l’heure où les chercheur·es ont mis en évidence le rôle du harcèlement et des humiliations dans le cadre scolaire dans ce risque accru, ce silence est assourdissant. 

En septembre 2020, Doona, étudiante trans à Montpellier, se donnait la mort. En décembre, c’est Avril, adolescente trans qui se suicidait à Lille. Combien de jeunes LGBTQIA+ doivent mourir pour que le gouvernement réagisse ? Jean-Michel Blanquer n’a pas plus mentionné les insultes racistes odieuses subies par Dinah Gonthier. On sait pourtant que le racisme entrave non seulement les scolarités et les parcours de vie des personnes racisées, mais a aussi des conséquences dramatiques sur leur santé mentale. 

Les mots sont importants. Les actes aussi. Le ministère de l’Éducation nationale, plus préoccupé à lutter contre un prétendu islamo-gauchisme des enseignant·es ou de défendre une version agressive et raciste de la laïcité, n’est pas à la hauteur des enjeux que requiert un vrai travail de prévention contre le racisme et les LGBTQIA-phobies. 

Le 30 septembre, le ministère a enfin publié une circulaire « Pour une meilleure prise en compte des questions relatives à l’identité de genre en milieu scolaire », sur l’accueil des enfants et jeunes trans à l’école. Ce texte, très insuffisant, renforce les violences faites aux enfants trans en empêchant l’autodétermination de leur identité, et méprise le travail des associations (2) : une première version de la circulaire a été censurée par le cabinet du ministre, la qualifiant de « propagande communautaire LGBT »(3). La mention des enfants intersexes dans la circulaire a, elle, simplement disparu dans la version finale. 

Pendant que nos dirigeant·es inventent de nouveaux mots et s’alarment d’un prétendu « wokisme » qui gangrènerait nos établissements, nos élèves meurent. Sud Éducation 93 exige que de véritables moyens soient alloués à la lutte contre le racisme, les LGBTQIA-phobies et contre le harcèlement de toute sorte à l’école et qu’un plan de lutte ambitieux contre les discriminations soit mis en place.

Nous apportons notre soutien indéfectible à la famille et aux proches de Dinah, ainsi qu’à tout·es les victimes de LGBTQIA+phobies et de racisme.

(1) INPES, « Les minorités sexuelles face au risque suicidaire », 2014.

(2) https://www.maisonegalitefemmeshommes.fr/uploads/Ressource/0b/766_665_TRANSIDENTITES-A-L-ECOLE.pdf

(3) https://www.mediapart.fr/journal/france/021121/eleves-trans-la-circulaire-dont-blanquer-ne-voulait-pas

 

Mutations 2022 : SUD éducation vous accompagne !

Vous souhaitez participer au mouvement? La procédure de mutation dans l’Éducation nationale vous semble opaque?

Il est par conséquent très important d’être accompagné·e par SUD éducation afin de vous aider dans vos démarches. Les élu·es et les militant·es de SUD éducation sont à vos côtés pour défendre l’égalité de traitement entre tous les personnels et s’assurer que tou·tes disposent des mêmes informations concernant les procédures de mutation.

Sur le site spécial mutations de SUD éducation, vous trouverez :

  • les barres d’entrée des années précédentes,
  • un simulateur pour calculer votre barème,
  • un formulaire à remplir pour être accompagné·e par SUD éducation.
Toutes les infos sur les mutations dans le 1er degré

Mouvement 2022 dans le 1er degré : Faites vos vœux !

Toutes les infos sur les mutations dans le second degré

Mutations 2022 pour les personnels du second degré : faites vos vœux !

Toutes les infos sur les mutations pour les enseignant·es stagiaires

Stagiaires 2d degré : les mutations, c’est maintenant ! – SUD éducation est là pour vous aider

 

Le 20 novembre : Journée Internationale du Souvenir Trans en mémoire des victimes de transphobie en raison de leur identité de genre et/ou expression de genre.

Article publié par SUD Education 93

Depuis 1999, le 20 novembre, la Journée du Souvenir Trans ( International Transgender Day of Remembrance ) est célébrée dans de nombreux pays en souvenir des personnes assassinées, mais celles aussi poussées au suicide à cause de leur non-binarité au sexe binaire. TDoR –  : Les victimes de Transphobie de 2021 dans le monde : https://tdor.translivesmatter.info/reports
 

En France : 7 : Victimes de la Transphobie à notre connaissance :
 

Suicide de Luna le 15 décembre 2020 à Lille ( Nord )

Suicide de Nicolas le 7 février 2021 – Le Havre ( Seine-Martime )

Meurtre de Paula Migeon le 7 avril 2021 à Reims ( Marne )

Mort de Ambre Audrey Istier par violence le 15 juin 2021 à Montalieu-Vercieu ( Isére )

Suicide de Tristan Frémont  le 21 juillet 2021 à Saint-Xandre ( Charente Maritime )

Meurtre de Ivanna Macedo Silva le 14 septembre 2021 à Courbevoie ( Hauts de Seine )

Suicide de Sacha le 18 septembre 2021 à Paris

 

Afin de connaitre les lieux des événements de TDoR 2021 :

Journée Internationale du Souvenir Trans

 

Stop à la répression syndicale à Diyarbakir, ville principale des régions kurdes en Turquie

Article publié par Solidaires le 9 novembre 2021

Lundi 8 novembre au petit matin, une nouvelle vague d’arrestation a frappé les forces d’opposition progressiste kurdes à Diyarbakir, ville principale des régions kurdes de Turquie. 14 personnes ont été placées en garde à vue, sans possibilité de voir leur avocat avant 24h. Parmi elles, quatre syndicalistes, dans l’enseignement (Egitim Sen), la santé (SES), la fonction publique (Tümbel Sen) et l’ingénierie (TMMOB). Ces syndicats sont parmi les plus actifs dans l’opposition civile à l’autoritarisme du gouvernement Erdogan.

Il y a un an tout juste, c’étaient 30 enseignant-es dont 28 syndicalistes de Egitim-Sen qui étaient placé-es ainsi en garde à vue pendant 4 jours. Ces mêmes enseignant-es ont du la semaine dernière passer devant une commission disciplinaire, à l’issue de laquelle certain-es seront suspendu-es sans traitement. Parmi les faits reprochés : avoir participé à des manifestations ; avoir sur son ordinateur des journaux ou de la musique kurde.

L’Union syndicale Solidaires tient à affirmer sa solidarité avec les syndicalistes victimes de la répression et leurs camarades ainsi que toutes les autres victimes de la répression de l’État turc, et dénonce une fois de plus le silence assourdissant de l’État français et des instances européennes vis à vis des violations des droits humains en Turquie.

 

Halte à la repression de la societe civile palestinenne

RASSEMBLEMENT

MARDI 16 NOVEMBRE à 18h30

Métro Jean Jaurès à Toulouse

Nous vous invitons à nous rejoindre pour dénoncer les récentes décisions des autorités israéliennes :

Le 18 octobre, Israël annonce la révocation du statut de résident de Jérusalem du Franco-Palestinien Salah Hamouri, un des principaux avocats de l’ONG Addameer, qui défend les prisonniers palestiniens en Israël.

Le 19 octobre, six ONG palestiniennes – Addameer, Al-Haq, le Centre Bisan, Défense Internationale des Enfants – Palestine, Union des Comités du Travail Agricole, Union des Comités de Femmes Palestiniennes- ont été illégalement désignées par le régime colonial israélien comme des « organisations terroristes » .

Il s’agit d’un mensonge grossier. Ces organisations sont ciblées du fait de la qualité de leur travail de documentation et de plaidoyer pour tenir Israël responsable des crimes commis en Palestine ou pour leur mobilisation pour les femmes et les travailleurs agricoles des terres colonisées.

Israel a infecté les téléphones des ONGs palestiniennes avec le logiciel d’espionnage PEGASUS et on apprend maintenant qu’il généralise la reconnaissance faciale pour renforcer son contrôle raciste de toute la population palestinienne.

Malgré cette politique bien pire que celle d’autres Etats montrés du doigt, le gouvernement et la plupart des partis gardent un silence lâche ou complice. Il est plus que temps de porter sur la place publique le boycott, les désinvestissements et les sanctions contre Israël, Etat d’apartheid.

HALTE A LA REPRESSION DE LA SOCIETE CIVILE PALESTINIENNE

SOUTIEN A SALAH HAMOURI

HALTE A L’IMPUNITE DE L’ETAT ISRAELIEN

Premiers signataires…

BDS France Toulouse…

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