Contribution sur la votation poste du 3 octobre 2009

mardi 26 mai 2015
par  paslaniici

Préalables sur la poste et les postiers

**l’état de la poste

Même si La Poste a toujours eu la « côte » auprès de la population, ces derniers temps les réformes successives ont, en partie, entamé le capital de confiance qu’avait les usagers envers son efficacité.

Les réformes Quilès de 90-91, les privatisations en série dans divers services publics, dont France Télécom, avaient déjà largement égratigné ce capital confiance.

Les réformes internes successives tant à la distri qu’au niveau des guichets, la création de la Banque Postale ont plus que contribué à cette érosion.

Les conséquences étaient palpables pour les usagers : queues aux guichets, courrier retardé, distri aléatoire, bureaux de poste fermés ou à horaires réduits… : bref un délitement du service public.

Ceci étant, l’attachement de la population au service postal, tant en zone rurale qu’en zone urbaine restait prégnant. Les mobilisations du collectif « touchez pas à ma poste », sur la Haute-Garonne, étaient, à cet égard, symboliques.

**le rapport de force syndical

Les réformes successives qu’a voulues la direction de La Poste n’ont pu être entravées par le mouvement syndical, pourtant encore fort à La Poste.

Que ce soit sur la réforme des centres de tri et du courrier (CQC), sur la distribution ( Facteur d’avenir), sur les guichets (terrain), il a été difficile d’arriver à un combat commun des organisations syndicales.

Au moment des accords, les uns signaient, les autres pas ; les uns combattaient, les autres acceptaient… bref, aucun combat d’ensemble , aucune riposte commune ne se menait et les agents se trouvaient menacés les uns après les autres, la boîte ayant pigé qu’il fallait attaquer bureau par bureau pour éviter le « tous ensemble ».

Le résultat a été une absence globale de riposte unitaire et l’émergence de luttes, parfois dures, quelquefois en partie gagnantes, bureau par bureau.

Dans ce cadre, évidemment, le personnel ne voyait pas comment, sur une bataille comme la privatisation, une riposte d’ensemble était possible : les ressorts du « tous ensemble » étaient cassés et la dernière expérience de 2003, sur les retraites, avait aggravé le coup.

**Le projet de privatisation

Il n’est pas tombé comme un coup de tonnerre dans un ciel serein.

Dans le cadre de la mondialisation libérale et des projets du MEDEF (cf la refondation), la poste devait obligatoirement être privatisée pour aller dans le pot commun de l’organisation du commerce.

Nous n’allons pas revenir sur les contre-vérités et les à peu-près gouvernementaux, tant financiers que juridiques du projet (voir les écrits du comité ou des organisations qui le composent). L’objectif était idéologique et politique, et c’est à ce titre là qu’il devait être combattu.

Phase 1 :la création et la première campagne de pétition

Nous avions deux données :

  • un rapport de force interne pas évident, avec certaines divisions, même si la majorité des organisations était opposée à la privatisation. Pour autant, tout le monde, au moins en interne reconnaissait, au moins en off, que la mobilisation serait difficile.
  • Un attachement très fort des usagers et de leurs représentants au service public, La poste étant souvent un des derniers liens d’un quartier ou d’un village avec la société.
    Sur cette base, l’idée qui a prévalu au niveau national, a été de faire le lien entre les deux, de marcher sur deux jambes et de lier expression des usagers et lutte des postiers.

**création du comité

A peu près en même temps que se créait le comité national nous envoyions, le 12 septembre une lettre aux organisations syndicales, partis et associations pour une première réunion contre la privatisation. Celle ci se tiendra le 16 septembre à Toulouse.

L’idée du national que nous reprenions était de se battre pour exiger un référendum d’initiative populaire comme nous le permettait la loi, même si la loi cadre, nécessaire pour le mettre en place, n’était pas votée.

A travers la pétition nationale et des signatures sur les marchés, devant les bureaux de poste… la campagne commença vite à accrocher.

Un bémol cependant, la CFDT, tant à Toulouse qu’au niveau national, n’était pas dans le comité , même si à Toulouse, l’attitude de la CFDT était plus neutre.

Cette absence aura des répercussions par la suite.

La grève des postiers le 23 septembre 2008 était un succès.

La rapidité de mise en place du comité 31 tient, en bonne partie, à des « traditions toulousaines » de travail en commun entre syndicats, partis et assoc. Cela avait été le cas pour les manifs anti fascistes, la sécu, le traité constitutionnel… D’autre part, un travail préalable avait été fait auparavant avec la création du collectif « touchez pas à ma poste ».

**les premières mobilisations

Très vite, comme on le dit, la mayonnaise a pris. Le travail tant en interne qu’avec les usagers a fait la une des journaux.

Les pétitions étaient fortement signées et très vite tout le monde fait signer la pétition unitaire du comité national.

Assez tôt nous eûmes le soutien des élus. (rencontre avec le conseil général et les groupes pc, ps, verts de la mairie de Toulouse ; signatures de pétition à l’assemblée des maires de France à Portet…)

Enfin diverses apparitions rythment le travail du comité : venue de bailly, manif devant les chèques (postier, usager réveille toi ils sont devenus fous), manif décentralisée du 23 novembre, apparition au stade E. Wallon, encore pour la venue de Bailly…

Par ailleurs de nombreux collectifs locaux se créent, non seulement dans Toulouse et sa banlieue, mais aussi dans le murethin, le comminges…

**le recul partiel du gouvernement

Cette apparition forte du comité national et des comités locaux, ainsi que la pression de l’intersyndicale, obligeront Bailly à multiplier les interventions tant en interne (notamment par rapport aux cadres) qu’en externe.

Le gouvernement mettra en place la commission Ailleret (25 septembre) qui rendra son rapport le 9 décembre.

Les manifs, rassemblements continuent même si le comité espace ses réunions.

Par ailleurs après les fortes mobilisations interpro du 29 janvier et du 19 mars 2009, le manque de perspectives d’ensemble et les grèves saute-moutons commencent à peser aussi sur les postiers.

Le 5 mai, Le Monde titrait :Nicolas Sarkozy a tranché : la réforme du statut de La Poste, prévue avant la fin du premier semestre, est ’décalée’. L’information n’est pas encore publique, mais les ministres Luc Chatel et Hubert Falco, pilotes sur ce dossier, ont été avertis, ainsi qu’ils le confirment au Monde.

Ce report, bien sur, lié aux élections européennes n’a pas empêché les membres du comité de rester vigilants.

Phase 2 : la votation


Le 17 juin , le gouvernement relance le processus de privatisation en proposant son projet de loi. Les engagements du président de la République de maintenir le capital avec des fonds uniquement publics ont fait long feu. En effet des personnes morales appartenant au secteur public pourront rentrer dans le capital de La Poste.

Une réunion intersyndicale a lieu le 18 juin. La majorité d’entre elles (CFTC, FO et Sud) se positionnaient pour le retrait pur et simple du texte.

Suite à cette divergence sur le positionnement par rapport au texte, il a été décidé que les organisations se retrouvaient en août.

**le lancement

Suite aux annonces du gouvernement le comité 31 se réunissait dès le 18 juin et décidait : de mettre à jour rapidement le dernier tract du comité 31 pour commencer à le diffuser dès la semaine suivante, de faire un communiqué de presse, de s’adresser à nouveau aux élus en leur faisant parvenir un courrier, de contacter tous ceux qui avaient, peu ou prou, participé au comité pour relancer la machine et de réunir partout où c’était possible les collectifs locaux.

Le 25 juin, nous nous retrouvions et décidions d’une première initiative le 2 juillet à Muret, initiative réussie avec plus de manifestants à l’extérieur que de postiers à l’intérieur pour écouter la bonne parole. Nous proposions d’autre part de nous revoir dès le 3 septembre et de maintenir des contacts par mail et téléphone pendant l’été.

Le 29 juillet dans une conférence de presse à la bourse du travail, le comité national lance une campagne de consultation nationale prévue pour le 3 octobre. Il invite les Français à se prononcer sur le changement de statut de l’établissement public, il réitère son opposition au texte, présenté, le jour même, en Conseil des ministres, qui prévoit la transformation de La Poste en société anonyme, à capitaux 100% publics. La consultation nationale sera organisée dans certaines mairies et collectivités, devant les bureaux de poste et sur les marchés.

Sur Toulouse,il faut être honnête, l’idée de votation a d’abord suscité quelques doutes et interrogations (Mais où on va ?). Ceci dit, très vite la « machine s’est remise en marche (modèle de délibération national pour les maires expédié par la CGT, envoi, d’une lettre et de matériel pour la votation, aux maires et aux élus du conseil général , fait en commun, avec les présents du mois d’août à solidaires)

Donc, dès la mi-août, le travail avait recommencé avant la réunion du comité 31, prévue le 3 septembre.

Lors de cette réunion, le comité 31 appelait à se joindre à la manif des postiers du 22 septembre.

D’autre part, nous mettions en place l’organisation de la votation et décidions de prendre contact avec les élus.

**l’organisation

Dès le départ, un grand nombre de maires, surtout dans les zones rurales, ont répondu à notre attente. La rencontre avec le conseil général, le 10 septembre, et la mairie de Toulouse, le 18, ont fini de débloquer la situation : beaucoup de maires de la périphérie toulousaine attendant de voir ce que faisait Toulouse.

L’aide des partis, ayant des élus, s’est avérée déterminante.

Le comité 31 a ensuite essayé de recenser ( et rendre public) les points où se déroulerait la votation, par l’intermédiaire des collectifs locaux, de combler les endroits où des élus ne la mettaient pas en place ou d’augmenter le nombre de points de vote, comme à Toulouse, par exemple. Enfin des votations ont été organisées, dans la plupart des cas, de manière unitaire dans les entreprises et les écoles.

Diffusion de tracts et d’affiches, souvent adaptés aux situations locales (lieux et heures de vote) ont permis de populariser nos initiatives.

A la fin des fins, ce sont près de 400 lieux de votation qui se sont tenus dans la semaine du 28 novembre au 3 octobre : 301 dans les communes, 84 dans les établissements.

Le 3 octobre, une organisation était mise en place pour alimenter les bureaux de vote, au local de Solidaires le matin, puis à la mairie de Toulouse, dans les locaux mis à notre disposition, à partir de 12h.

C’est dans ces deux points que le 3 et par la suite, nous avons collationné les résultats.

**le résultat


Ne gâchons pas notre plaisir : au fur et à mesure que nous enregistrions les chiffres, et que les barres des 50000 puis 60, 70, 80 étaient franchies, on se rendait compte qu’un phénomène de masse inouï était créé. Les premières communications avec le national confirmaient cette tendance, et le chiffre réalisé à Toulouse, parce qu’assez vite centralisé, a donné au national un espoir dingue.

Nous avons arrêté les compteurs à 85000 le soir du 3, à 20h30, pour faire, dans le Capitole une prise de parole commune de tous les membres du comité 31 et du maire de Toulouse.

Les jours suivants, nous continuions à recevoir des résultats pour arriver au chiffre inespéré de 94 622 votes, se prononçant à 98,17% contre la privatisation de La Poste. Ce sera plus de 210000 au niveau régional et on dépassait les 2millions 5 au niveau national.

Tous ces chiffres étaient largement au delà de ce que nous pensions possible et rendaient crédible la possibilité de gagner.

Le 6 octobre, le comité 31 se réunissait, décidait de remettre les bulletins de vote à la préfecture le 12 octobre et se prononçait pour une journée nationale de manifs décentralisées. Etaient aussi décidée une lettre aux parlementaires et évoquée l’idée d’un meeting.

Phase 3 : les cartes

**Rebondir

Le succès de la votation nous créait des obligations. D’autant que, dès le lendemain, un peu abasourdis, gouvernement et direction de La Poste essayait d’en minimiser l’impact en répondant soit par le mépris, soit par l’ironie, soit, plus sérieusement, en achetant une page entière dans tous les quotidiens régionaux ou nationaux.

De plus, le gouvernement accélère la procédure en faisant passer le projet en commission les 20 et 21 octobre et en le mettant à l’ordre du jour de la session parlementaire du 2 au 6 novembre.

**La campagne

Le comité national du 12 octobre a décidé de faire un double travail : pression sur les sénateurs et campagne carte postale « j’écris au président » ; il prévoit d’autre part un rassemblement devant le sénat le 2 novembre et des manifs décentralisées le 21 novembre.

En 2 réunions, les 13 et 20 octobre, et après des débats compliqués, ( la visibilité de cette campagne n’était pas évidente) le comité 31 décide de se lancer dans la campagne carte postale, d’organiser une réunion publique à Revel (où se trouve un sénateur UMP), de tenir un meeting de dimension nationale à Toulouse et d’organiser, après échanges avec les départements de la région, une manif départementale, le 21. Par ailleurs, à chaque réunion, un point, sur les débats de l’intersyndicale poste 31, était fait.

Le première difficulté a résidé dans la répartition des cartes. Nous avions, en effet, après plusieurs coups de fil, à les ventiler de Poitou-Charentes à PACA, et héritions en plus du Limousin.

La réactivité des comités locaux a permis d’assurer assez rapidement la ventilation à partir de l’imprimerie 34.

Le 31 octobre la campagne était lancée, dans le département, devant la RP à Toulouse et dans plusieurs lieux du département.

Le 14 novembre, devant le sénat, le comité 31 était représenté par Loic, et les sénateurs de Haute-Garonne (sauf 1, bien sur) ont manifesté à l’intérieur et défendu le service public. La motion référendaire a été rejetée.

Si l’enthousiasme, pondéré, existait au début de la campagne, nous avons, peu à peu, constaté un désinvestissement de certaines forces, soit par l’impression de faire une « redite » de la votation, soit parce que d’autres préoccupations revenaient au premier plan. Cela s’est vu tant dans la mobilisation du 14 octobre que dans les collectes de cartes, diffusions de tracts ou affichages.

Le 18 novembre nous tenions le meeting au hall 8 ; environ 300 présents, (mais France-Irlande ne nous a pas donné un coup de main…) et un débat intéressant avec les représentants des syndicats de La Poste, d’Attac, de la FSU, du comité national et du comité 31.

**La grève du 24 novembre

Organisée, de manière unitaire par les syndicats, cette grève, il faut bien se l’avouer, est un semi-échec. 15,5% annoncés par la direction au niveau national ; 21% sur le courrier, 26% sur les guichets à Toulouse, mais plus de 60% au CRSF estimés par les syndicats. La possibilité de reconduction, à l’appel de 3 syndicats (CFTC, FO et SUD), devenait difficile et nous n’étions pas très nombreux devant la direction le 25 nov.(où la cgt avait aussi appelé)

La manifestation du 28, prévue de longue date, a donc quelque peu souffert de l’échec du 24, et même si les prises de paroles à Jaurès, en même temps que le Sidaction montraient notre volonté de défendre tous les services publics, on sentait qu’une page se tournait.

**La suite

Reste à écrire… mais on ne baissera pas les bras : l’expérience acquise doit être réutilisée, le travail en commun doit laisser des traces….

Bilan partiel

A partir du moment, après 17 mois de travail collectif, où, à des degrés divers, tous se félicitaient de ce travail en commun d’une part, et où, de fait, on arrive dans le mur d’autre part, il est évident, sauf si l’on est absolument sûr d’avoir toujours raison, que des bilans doivent être tirés. Comme le disait quelqu’un : « les faits sont têtus ! »

Mon but, en tant que militant de solidaires et de sud ptt est de lancer le débat, car je reste persuadé de deux choses :

  • nous serons obligés, sous une forme ou une autre, de retravailler ensemble : alors autant « ne pas laisser de cadavres dans le placard », comme on dit.
  • pour chacun d’entre nous, le fait de débattre par écrit, peut amener à éclaircir les choses et, peut être, aboutir à des évolutions convergentes.

Pour ma part, je vois 4 points centraux qui posent débat et un qui peut nous permettre d’avancer.

**Question de timing


Si on refait l’histoire du comité national, et par voie de conséquence du comité 31, il n’est pas difficile de constater d’abord deux périodes :

- une première, du lancement au report

- une deuxième, de la « relance » par le gouvernement au 24 novembre, voire 15 décembre

Un premier constat s’impose : autant sur la première période, il y a eu une certaine continuité (actions régulières, passages dans les médias, manifestations et grève forte) autant la deuxième période apparaît plus sous le signe de la discontinuité.

Après un démarrage énorme en temps, force et enthousiasme jusqu’au 3 octobre, il apparaît que, derrière, tout se « délite » plus ou moins . Les délais s’allongent (vote le 3, lancement de la campagne le 31, report successif des décisions que ce soit pour la manif nationale (décentralisée ou pas, le 21 ou le 28) pour la première trop tôt, puis trop tard pour la deuxième, 13 décembre (telles étaient les excuse avancées)

De plus, les deux journées de grève avancées étaient peut être en décalage avec la réalité : la première, prématurée, donc peu préparée n’a pas été un succès ; la seconde(le 24 nov) était déconnectée, au niveau date, tant des échéances parlementaires (sénat le 3 novembre, Ass. Nat. le 15 décembre) que des mobilisations des usagers et du comité (votation le 3 octobre, passage au sénat le 3 novembre, manifs décentralisées du comité le 28 novembre)

Ces décalages, dus à notre avis, à certains atermoiements ou refus, au niveau national (relisez les cr du comité national), rendaient délicate notre démarche de fond : marcher sur deux jambes.

Elles n’ont pas facilité, non plus, l’engagement sur le long terme de tous les acteurs du succès de la première votation.

**Marcher sur deux jambes

L’art de la marche repose sur un constant déséquilibre. Pour tenir debout et avancer, l’homme, bipède par excellence, doit sans arrêt « tomber » d’une jambe sur l’autre. Sauf béquille ou canne, il est nécessaire que les deux jambes fonctionnent et de plus de manière coordonnée.

Et, là le problème s’est un peu compliqué.

Au niveau du comité national et du comité 31, le travail en direction des usagers a été fait. Les résultats atteints, à Toulouse et dans la Haute Garonne , le 3 octobre en témoignent.

Le lien avec l’intersyndicale a été fait régulièrement : chaque réunion du comité 31 avait, comme un de ses premiers points, un compte rendu de l’intersyndicale.

Par contre on peut penser que c’est à l’intérieur de La Poste même que le problème s’est posé. Pas question de culpabiliser les postiers. Mais il nous faut au moins réfléchir sur le pourquoi la grève n’a pas marché.

Nous pensons que, bien sur, là aussi, il y a eu une question de timing : première grève de la deuxième période le 22 septembre, deuxième le 24 novembre.

Mais au delà, nous pensons que le refus, au niveau national, par certaines organisations, de poser la problématique de la grève reconductible a pesé lourd.

Nous venions de vivre au premier semestre une série de grèves de 24h au niveau interpro qui est allée en s’affaiblissant du fait de la discontinuité et dont on a vu l’inefficacité ; reproduire la même chose à La Poste entraînait obligatoirement le même résultat.

Il ne faut pas mésestimer non plus la « cassure » de 2003, où malgré, de fortes grèves, le refus de la reconductible nous a mené à l’échec.

Tout cela pèse lourd, très lourd, et doit entraîner une réflexion sur « comment gagner aujourd’hui » pour enrayer la spirale de l’échec

**Quel engagement

Un autre point qui a pesé, est le moindre engagement, à compter du 3 octobre, d’un certain nombre de forces du comité, tant organisations politiques qu’élus, même si dans certains endroits, la mobilisation a perduré.

Cela s’est traduit tant dans la collecte et la remontée des cartes que dans la participation aux manifs ou rassemblements.

Il n’est qu’à comparer le nombre d’élus présents le 28 à celui de la manif du samedi suivant sur la réforme territoriale(plus de 600 selon la dépêche)

Certes, cela peut se comprendre, l’enjeu étant, là aussi, essentiel, mais il est dommage que le lien n’ait pu être fait : dans les deux cas ce sont les petites communes du Comminges, Lauragais… qui risquent de souffrir le plus des réformes en cours tant sur la poste que sur les collectivités territoriales.

**Comment continuer

Déjà, en ouvrant le débat, et c’est un des objectifs de ce texte.

Ensuite, en continuant le travail fait par le comité et en le centrant sur les incidences du projet pour éviter le pire. La bataille n’est pas finie. Mais au moment du débat à l’assemblée, il nous paraissait important pour la suite de faire un point d’étape.

Enfin en réfléchissant aux possibilités d’élargir notre lutte à l’ensemble des services publics, car les uns après les autres sont touchés, et de fait, c’est l’ensemble du secteur public qui est atteint.

Le travail en commun de notre comité peut servir de base. Nous pouvons être fiers du travail fait et remercier tous ceux qui se sont impliqués dans les collectifs locaux ou dans la participation régulière aux « séances du mardi soir » et ont, ainsi, permis ce travail.


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