Et pendant ce temps là ...

jeudi 27 février 2014
par  paslaniici

Et pendant ce temps là…

Lancé en novembre 1999, le projet de « refondation sociale » du MEDEF (Mouvement des entreprises de France) représente à la fois une offensive idéologique néolibérale de grande ampleur et un vaste chantier, bien concret, de destruction des acquis sociaux, de déréglementation du travail. M. Ernest-Antoine Seillière, président du MEDEF, lançait « officiellement » ce projet en janvier 2001 : retraites, chômage, sécu, formation, code du travail … tout était revu à travers un seul prisme : libéralisme outrancier et attaques contre les travailleurs. Si des mobilisations eurent lieu contre cette refondation, elles ne furent pas forcément à la hauteur.
Mais surtout ce projet du « parti des entreprises » sera repris par la droite.Le gouvernement de la gauche plurielle, converti aux thèses du libéralisme,(dont l’exemple le plus spectaculaire fût la poursuite de la privatisation de France Télécom, malgré les assurances répétées du candidat Jospin durant la campagne électorale) ne s’est pas réellement opposé aux ambitions étalées au grand jour du MEDEF. Ce "tournant" du PS en tous cas vécu comme tel par bon nombre d’électeurs et de militant e s , combiné aux faibles mobilisations sociales, aboutira au 21 avril 2002. Le Pen au deuxième tour, Jospin éliminé. Si les forces syndicales et politiques ont pris « un coup de bambou » sur la tête, ce sera la jeunesse, étudiante mais surtout lycéenne qui réagira la première. Les manifs se succèderont pour dire non au Front National jusqu’au 1er mai où l’ensemble du mouvement syndical, place Arnaud Bernard sur le camion du Takticollectif avec Zebda appellera à battre le Front National.

Les prud’hommes

Le 11 décembre 2001 eurent lieu les élections prud’hommales et pour la première fois, nous eûmes des élus. Tout d’abord, on ne peut qu’être satisfait des résultats. Une hausse de 3% au total et de 4% si on ne prend que les sections où nous étions présents, nous permet dans tous les cas de faire plus que doubler nos chiffres. Le score sur les 3 sections où nous nous présentions pour le conseil de Toulouse est de 7.37% Le score sur le Comminges est lui aussi plus qu’encourageant avec 8,41% pour une première présentation.Cela nous permet aussi d’avoir 3 élus, ce qui est encore une première.Enfin, et ça nous file des responsabilités. Ce sont 5298 travailleurs, sur les quelques 30000 qui sont allés voter, qui nous ont fait confiance… y a de quoi se développer Ceci dit, le taux de non participation reste fort avec 31.86% de votants seulement (-1,64%).Globalement, la CGT et dans une moindre mesure FO et CFDT ont baissé depuis 97.
Pour la CGT, la baisse la plus forte est dans l’industrie et l’agriculture. FO recule surtout dans le commerce et activités diverses, la CFDT dans l’agriculture et l’encadrement.
La CFTC et la CGC progressent et l’UNSA fait une percée. Ceci dit, nous sommes au-dessus d’eux dans les 3 sections où nous nous présentions.
On peut analyser cela comme une perte de confiance envers les 3 confédérations qui mènent le jeu depuis des années et comme la recherche d’autres pratiques. Cela bénéficie paradoxalement tant à l’aile la plus réformiste qu’au syndicalisme de lutte que nous représentons
Notre plus forte progression semble due, au moins pour partie à notre insertion dans le mouvement social, notamment autour d’AZF (ce qui a, a-contrario, affaibli les syndicats traditionnels)
Une grave crise affecte ATTAC durant l’année 2002


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