Nouvelles du jeudi 4 juillet 2019

1) C’est le bazar !

Depuis le 14 mai 2019, les personnels de l’Education sont en grève reconductible contre la loi Blanquer et ses réformes, contre la casse du service public, contre la précarité. Les grévistes se battent pour un service de qualité à travers des dizaines d’actions votées dans les nombreuses assemblées générales du mouvement. Aujourd’hui est votée définitivement la loi Blanquer de l’école de la confiance. Et aujourd’hui est également un jour important dans le second degré, à l’échelle du bac et du brevet. Retour sur cette actu bouillante:

En théorie, aujourd’hui est le jour de délibération des jurys du bac: le fameux moment où les profs arrivent avec leurs copies sous le bras et harmonisent les notes avant de rendre le verdict final.

En pratique, aujourd’hui est un jour de grand bazar. Les correcteurs et correctrices ont en effet décidé il y a quelques jours la rétention des notes, puis celle des copies. La grève avait également été reconduite jusqu’à aujourd’hui. Vous pouvez tout suivre de ces décisions en direct sur Bloquons Blanquer Toulouse.

Il faut dire que l’annonce du ministre hier soir sur BFM TV n’est pas passée inaperçue ! Jean-Michel a affirmé que tous les candidats auraient leurs résultats demain dès 10h, en se basant sur leurs résultats en contrôle continu, leur livret scolaire. Cette action est contraire au code de l’Education et à la déontologie des examens. Cette faute de Blanquer et son choix de l’illégalité a poussé les profs à écrire des motions de refus de participer aux jurys de délibération.

Conclusion: énormément de délibérations ont manqué de profs, de copies et de notes! Tous les recteurs étaient ce matin en réunion de crise au ministère… Et pendant ce temps, Blanquer parle d’un mouvement « marginal » avec seulement une vingtaine de jurys bloquants…

Gros bazar dans toute l’Académie de Toulouse: plusieurs refus de tenir les jurys, de rentrer les notes, des jurys en AG dans les cours, des jurys qui se barrent rejoindre l’AG de grévistes, un proviseur soutient même des profs de jury, etc… Dans certains établissements, ce sont carrément les chef-fe-s qui rentrent des notes!! En Lot et Garonne, la note de philo a été remplacée par une moyenne de toutes les autres matières, certains bahuts ont même inventé des notes! Joyeux bazar donc mais ce qu’il faut retenir c’est qu’à partir d’aujourd’hui, les élèves peuvent demander d’aligner leurs notes à leur livret!!!

Voici une liste non exhaustive des votes de la motion dans les jurys: https://docs.google.com/spreadsheets/d/1zzOBIp3Pvm4mR9s1DaXTIQGcowu2gy5P62Z1wGyb4tE/edit#gid=0

250 personnes en AG ce matin ont voté de reconduire la grève jusqu’à demain. Les copies seront rendues au rectorat à 16h (vote de correcteurs: 47 pour sur 96) , après une AG en début d’après-midi à la bourse, et une manif jusqu’au rectorat. La démission de Blanquer est demandée également.

-> communiqué de presse intersyndical à voir ici

Au niveau du brevet, de nombreux grévistes n’ont pas corrigé les copies. L’administration demande aux collègues non-grévistes de les corriger en plus (même des profs des écoles sont réquisitionné-e-s). Beaucoup de profs refusent mais sont soumis à des pressions.

Il faut continuer collectivement, se soutenir et ne rien lâcher!!!!

2) Collège République à Bobigny : SUD éducation dénonce un article à charge du journal Libération

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Dans un article paru ce lundi dans le journal Libération, des militant-e-s de SUD éducation sont violemment attaqué-e-s.

Les documents rassemblés par le comité de soutien aux victimes de répression antisyndicale au collège République montrent sans ambiguïté qu’il s’agit d’une campagne de répression antisyndicale orchestrée par le rectorat de l’académie de Créteil et le ministère de l’Éducation : des dossiers vides, des documents administratifs censurés, des rapports manipulés dénoncés par les représentant-e-s des personnels… Ces documents ne sont même pas évoqués dans cet article de Libération, alors qu’ils constituent des éléments factuels qui méritent d’être communiqués au public.

À l’inverse, l’article cite, hors de tout contexte un rapport produit par un personnel qui se trouve dans son dossier administratif au rectorat et qui n’est pas un document public au sens du statut général de la fonction publique. SUD éducation s’interroge sur la façon dont ce document a été communiqué à la presse.
Alors que l’article se présente comme une “enquête”, il s’agit davantage d’un récit mis en scène : anecdotes non-sourcées juxtaposées, témoignages anonymes, hyperboles et effets rhétoriques. L’amalgame va jusqu’à suggérer que les syndicalistes seraient la cause de tous les maux du collège, des faits de violence ou même de l’échec scolaire des élèves dans ce collège de REP+ du 93. Par ailleurs, les absences des personnels sont toujours justifiées (maladie, stages…) et il est de la responsabilité du rectorat de remplacer les absent-e-s. Il est scandaleux de laisser entendre que les syndicalistes seraient responsables des bien trop nombreuses absences non remplacées.

Nos deux camarades présentes dans le collège depuis 22 et 27 ans sont reconnues par le rectorat lui-même pour leurs compétences qui leur ont valu le passage au grade de la classe exceptionnelle. Les conditions de travail et d’études dans cet établissement comme dans l’éducation prioritaire dans son ensemble sont extrêmement difficiles à cause de la politique conduite par le gouvernement : il est inacceptable d’en faire porter la responsabilité sur des syndicalistes, ici comme ailleurs, agissant pour améliorer l’école.

Au-delà des camarades mises en cause, cette mise en scène vise le syndicalisme SUD dans son ensemble.
La fédération SUD éducation apporte son soutien plein et entier aux camarades du collège République de Bobigny victimes de répression anti-syndicale.

La fédération SUD éducation tient à la disposition de la presse les éléments attestant des faits négligés par Libération, et fait parvenir à cette publication une demande de droit de réponse. Un rassemblement de soutien est organisé le mercredi 3 juillet à 14:00 au moment de la tenue de la commission paritaire. Ce rassemblement contre la répression anti-syndicale doit être un succès.

3) Intimidation, menaces : le ministre a peur et il ment

Le ministre de l’Éducation nationale impose par la force ses projets réactionnaires et libéraux. Les personnels mobilisés massivement qui luttent depuis plusieurs mois sont victimes de la répression qu’il met en œuvre.

Le ministre, par son obstination irresponsable, porte l’entière responsabilité de la grève des examens, en particulier du baccalauréat et du brevet.

Dernièrement, le ministre a multiplié les menaces de retraits de salaires contre les personnels. Les recteurs et rectrices lui emboîtent le pas dans une surenchère aussi fantaisiste que ridicule, en appelant à une invraisemblable intervention des “forces de l’ordre”. Les mails demandant de rendre les copies jeudi à 8h avant les jury n’ont aucune valeur juridique : il suffit d’être en grève.

Pourtant il est démenti par son propre service juridique, qui écrivait dans sa lettre d’information juridique n°129 en 2008 que les retraits de salaires ne peuvent s’opérer qu’à compter du moment où les notes ne sont pas saisies, et uniquement pour les jours de retards dans la saisie des notes et le rendu des copies.

Les mensonges du ministre traduisent sa fébrilité.

SUD éducation soutient toutes les modalités d’action décidées par les personnels en Assemblée générale. SUD éducation appelle à étendre collectivement le mouvement de grève des examens : rétentions de notes, grève des corrections sur site, solidarité avec les convoqué-e-s…

Voici un tract qui propose un bref récapitulatif des mesures qui s’amoncellent depuis deux années :

4) Arrêt Omont : non, les personnels grévistes ne se verront pas privés de salaire durant les vacances

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À l’approche d’une grève des corrections du DNB et de la rétention des notes des épreuves écrites du baccalauréat, des rumeurs circulent sur un arrêt du Conseil d’État qui permettrait à l’administration de prélever le salaire des grévistes durant toutes les vacances scolaires.

Il s’agit de l’arrêt du 7 juillet 1978, dit arrêt “Omont”. Cette décision de justice indique simplement que l’administration a la possibilité de prélever un trentième chaque journée durant laquelle un personnel n’a pas de service à accomplir entre deux jours durant lesquels il fait grève.

Est-ce que cela signifie que l’administration peut retirer quatre trentièmes de mon salaire si je fais grève vendredi et lundi ?

→ Oui. L’administration a cette possibilité, ce qui ne signifie pas qu’elle est obligée de procéder à un tel retrait.

Est-ce que cela signifie que si je suis en grève jusqu’aux vacances, l’administration prélèvera un trentième de mon salaire chaque jour jusqu’à la rentrée ?

→ Évidemment pas ! Pour cela, il faudrait être en grève le premier jour de la reprise (durant la prérentrée). Et de toute façon, le Conseil d’État lui-même l’indique dans un arrêt du 27 juin 2008 que “que l’application des règles de décompte des retenues sur le traitement mensuel de l’agent en grève ne saurait porter atteinte à son droit au congé annuel lorsque cet agent a été au préalable autorisé par le chef de service à prendre ses congés au cours d’une période déterminée”. Par conséquent, il ne saurait être question d’un retrait de salaire durant les vacances d’été.

5) Oral de « contrôle » BAC PRO les 8 et 9 juillet: SUD éducation appelle à la grève

Continuer la lutte contre la réforme et pour l’avenir des LP
Ces dernières semaines les PLP ont continué la mobilisation engagée depuis septembre. Par la grève des surveillances du bac et la grève des corrections du BEP ou du Bac de nombreux-ses collègues ont participé aux actions contre cette réforme qui s’appliquera dès la rentrée prochaine avec un nombre d’heures de cours en forte baisse et des programmes vidés de leur contenu.
SUD éducation s’est engagé dans ces actions et appelle à poursuivre la lutte contre les réformes des lycées et la loi Blanquer et pour la revalorisation de nos salaires !
Une épreuve de rattrapage dénaturée !
De plus, si nous ne sommes pas opposé•e•s au principe d’une épreuve de rattrapage pour les candidat•e•s des baccalauréats professionnels, les conditions dans lesquelles celle-ci est mise en place sont toujours inacceptables et SUD éducation les dénonce de longue date.
Pour y accéder, un-e élève doit avoir une moyenne globale située entre 8/20 et 10/20 et un minimum de 10/20 sur la partie pro.
L’oral noté sur 20 est divisé en deux épreuves de 15 minutes notées sur 10 :

  • Une en maths ou sciences en industriel ou une en maths ou spécialité en tertiaire.
  • Une en français ou histoire géographie.

Est reçu tout-e élève ayant au moins 10, après calcul de la moyenne des deux notes obtenues à l’oral et aux épreuves terminales.
Le coefficient attribué à cette épreuve (50 % de l’examen) conduit à rendre négligeables les enseignements généraux voire les enseignements professionnels théoriques dans l’obtention du baccalauréat. Pourtant la bienveillance institutionnelle, l’incitation à surnoter et la partialité de l’évaluation en CCF devraient permettre à une majorité de candidat-e-s d’obtenir ce diplôme.
De ce fait, le Bac Pro est de plus en plus dévalorisé et de moins en moins reconnu sur le marché du travail, ce que la réforme ne fera qu’aggraver.
SUD Education revendique la mise en place de modalités semblables à celles en vigueur pour l’enseignement général et technologique.

6) Toulouse, hôpital Marchant en lutte!

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Les personnels en grève de l’hôpital Marchant vous invitent à marcher à leurs cotés. Nous organisons une déambulation en centre ville le jeudi 11 juillet afin d’informer la population sur la situation de la psychiatrie et le mépris des instances dirigeantes (Agence Régionale de Santé, ministère etc…). Nos revendications seront illustrées par des performances festives et bon enfant!

Les grévistes de l’hôpital Marchant (Hôpital psychiatrique Toulousain) ont posé une tente le 27 mai 2019 devant leur établissement pour y affirmer leur exigence d’une psychiatrie humaine qui est mise en danger par les politiques de réduction des budgets.Cette forme de lutte originale avait déjà été utilisée fin 2010 ce qui avait donné lieu à quelques avancées en termes de conditions d’accueil et de travail mais aussi à des rencontres, des échanges, la réflexion sur le sens du soin en psychiatrie, l’éveil de vocations militantes…La perte sèche annoncée de 28 lits d’hospitalisation, la sur-occupation quasi permanente des services, l’injonction sans cesse rabâchée de faire toujours plus d’économies, la perte du sens, la frustration de recevoir des personnes en souffrance dans des conditions indignes, tout cela a décidé les personnels de l’hôpital à reprendre le chemin du camping avec détermination.

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7) Après 15 mois de grève, victoire pour les postiers du 92

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COMMUNIQUÉ du 2 juillet 2019

La signature d’un protocole d’accord marque la fin d’une lutte exemplaire de 15 mois pour les postières et postiers du 92

Hier lundi 1er juillet, après 463 jours de grève, la direction de la Poste et notre organisation syndicale ont signé un protocole de fin de conflit. Les 150 grévistes (20% des effectifs des factrices et facteurs du département) reprendront le travail jeudi 4 juillet 2019.
Nous sortons renforcés de ce conflit historique, dans lequel nous n’avons jamais baissé les bras.

La grève révèle un vol du temps de travail à grande échelle
Notre mobilisation est en effet parvenue à mettre en évidence au niveau national le vol de temps de travail perpétré par La Poste : comme l’a montré le dossier de Libération du 25 juin 2019, les algorithmes utilisés pour calculer la charge de travail des 70 000 factrices et facteurs du pays sont en décalage complet avec la réalité du terrain. Les factrices et facteurs de France et leurs soutiens ont maintenant la possibilité de se saisir de ce point d’appui pour remettre en cause les plans de casse des emplois, des métiers et de la qualité de service mis en œuvre par La Poste. Nous en discuterons largement avec notre fédération et avec tous les collectifs militants qui ont à cœur la défense des postiers et du service public.

Des plans de suppressions d’emplois repoussés
Les plans de suppressions d’emplois prévus pour les bureaux de poste en grève ont été reportés jusqu’en janvier 2021. Ainsi des bureaux comme Asnières ou Levallois n’auront pas subi de suppression de tournées depuis 2010, Clichy ou Gennevilliers depuis 2011… Plus de 10 ans sans réorganisation alors que la moyenne entre deux projets ailleurs en France est de 2 ans.
La Poste admet ainsi qu’elle ne pourra pas mettre en place de réorganisations a minima pendant une période qui en fonction des bureaux peut aller jusqu’en 2021. À l’issue de cette période, le litige concernant le bien fondé de ces restructurations subsiste et il n’est pas question pour notre organisation syndicale de valider ni ces projets ni la méthode utilisée pour les construire.

Pas de pause méridienne
Pour la plupart des bureaux en question, nous avons d’ores et déjà obtenu la garantie que la pause méridienne, les îlots et autres dispositifs impliquant le démantèlement du métier de facteur resteront aux oubliettes pendant des années. Notre mouvement a ainsi prouvé qu’il était possible de tenir tête au plus gros employeur du pays après l’Etat. Le bureau de Boulogne dont la réorganisation est reportée a minima à mai 2020 ne sera ainsi pas concerné ni par la pause meridienne ni par la mise en place d’îlots, tout comme Levallois-Perret (pas de réorganisation avant mars 2020) et Asnières (pas de réorganisation avant janvier 2021).

142 embauches en CDI
142 embauches d’intérimaires en CDI ont également été actées suite à la grève dont 70 en 2019 : des embauches en nombre, et un recul de la précarité, voilà une double avancée à mettre sur le compte de la grève. Ces effectifs ont été embauchés au départ pour tenter de contrecarrer les effets de la grève… qui a fini par obtenir la pérennisation de ces emplois !

Une percée en matière de droit syndical
La grève a également arraché une avancée qui va faire date en matière de droit syndical : la possibilité pour un représentant syndical (en l’occurrence notre secrétaire Gaël Quirante) de continuer à intervenir dans l’entreprise dont il a été licencié constitue une percée qui ne demande qu’à être étendue dans d’autres secteurs du monde du travail. Si un tel exemple se sytematisait, les patrons réfléchiraient à deux fois avant de licencier un représentant syndical…

Caisse de grève et soutien extérieur ont été décisifs
Les grévistes ont également obtenu des conditions de reprise du travail qui leur garantissent le versement dès la fin juillet d’une somme équivalente à près de 4000 euros nets pour celles et ceux qui auront effectué la totalité des jours de grève.
La caisse de grève des postières et postiers du 92 est la plus importante qui ait jamais été mise en place à l’échelle du pays. Nous reviendrons plus en détails sur cette question, qui a été cruciale pour tenir le bras de fer avec la direction du Groupe La Poste.
Nous remercions chaleureusement l’ensemble des organisations syndicales, politiques et associatives qui nous ont soutenu. Sans ce soutien, nous n’aurions pas été en mesure de tenir. Le comité de soutien aux grévistes a en particulier joué un rôle décisif pour obtenir gain de cause.

Face à la grève, La Poste a dû reculer
Au point de départ du conflit, l’objectif de La Poste était de briser les reins de notre syndicat et de la combativité qu’il incarne à l’échelle des postières et postiers du 92. C’est un échec pour elle : notre organisation syndicale, les grevistes et la stratégie de regroupement des bureaux, des secteurs et des fronts de lutte qu’ils ont mis en oeuvre sortent renforcés de ce conflit historique.

Que notre détermination donne de la force à d’autres ! Car face à la barbarie de ce monde, il est temps de regrouper toutes les luttes. Que ce soient nos camarades de Geodis Genneviliers en butte à la répression, les urgentistes qui se battent pour la santé de toutes et tous, les personnels de l’éducation en grève du bac, les Gilets Jaunes dont la détermination est contagieuse, les militantes et militants des quartiers populaires qui ne se résignent pas face aux violences policières ou les capitaines qui ont secouru des migrants au péril de leur propre liberté, fédérons nos résistances, frappons ensemble en vue d’une contre-offensive globale du monde du travail et de la jeunesse !

Ailleurs à la poste :

8) 72 organisations françaises demandent aux parlementaires de voter contre la ratification du CETA

Quelques jours après l’annonce d’un accord politique sur la finalisation des négociations commerciales entre l’UE et le Mercosur et à la veille de la présentation en Conseil des Ministres du projet de loi de ratification du CETA, défenseurs de l’environnement et des droits humains, professionnels des filières d’élevage, associations de consommateurs et syndicats de travailleurs, représentant 72 organisations, écrivent aux Députés et aux Sénateurs français pour leur demander solennellement de ne pas ratifier l’accord de commerce et d’investissement entre l’UE et le Canada.

Cet accord qui présente des risques largement documentés sur le plan économique, social, démocratique et écologique doit être examiné à l’Assemblée Nationale, dès le 10 juillet en Commission Affaires étrangères et le 17 juillet en séance plénière.

Les organisations signataires : 350.org, AC !, ActionAid France, Adéquations, Aitec, Alofa Tuvalu, Alternatiba, Amis de la Terre France, ANV-COP21, Association Léo Lagrange de Défense des consommateurs, Association Max Havelaar France, Attac France, AVSF, Banana Link, Bio Consom’acteurs, Biocoop, Bizi !, BLOOM, CADTM, CCFD-Terre Solidaire, CFE-CGC, CFTC, CGT, Collectif Ethique sur l’Étiquette, Collectif Repenser les Filières, Comité Pauvreté et Politique, Commerce Equitable France, Confédération Paysanne, CRID, Echoppe, Ethique et Investissement, Fédération Artisans du Monde, Filière paysanne, FNB, FNE, FNH, Fondation Copernic, foodwatch France, France Amérique Latine, France Libertés-Fondation Danielle Mitterrand, Générations Futures, GERES, Greenpeace France, Ingénieurs Sans Frontières Agrista , Institut Veblen, Interbev, Justice Pesticides, LDH, Le Mouvement, Le Mouvement de la Paix, Les Jeunes Agriculteurs, MES – Mouvement pour l’Economie Solidaire, Notre affaire à tous, RAC – Réseau Action Climat France, React, REFEDD – RÉseau Français Étudiant pour le Développement Durable, Réseau Foi et Justice Afrique Europe, Sciences Citoyennes, Secours Catholique, Sherpa, SNESUP – FSU, Solidaires, Sumofus, Survie, Syndicat de la Magistrature, UFC-Que Choisir, UFISC – Union Fédérale d’Intervention des Structures Culturelles, Unis pour le climat, Utopia, WECF France, wemove France, WWF France4


Voir également sur le site et réseaux sociaux du Collectif STOP TAFTA ! :

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