Nouvelles du jeudi 19 novembre

Un plan d’urgence pour tout de suite, des moyens (qui manquaient déjà) pour la suite !

La rentrée de septembre 2020 a montré l’étendue de l’impréparation du ministère. Aucun poste n’a été créé, le protocole sanitaire de juillet n’a été adapté qu’à la marge, et la gestion des  cas de Covid-19 est toujours davantage renvoyée au local. SUD éducation revendique depuis le printemps un plan d’urgence  pour l’éducation, à même de garantir les meilleures conditions de travail possibles pour les personnels, dans des conditions sanitaires acceptables. Il doit notamment comprendre des recrutements massifs de personnels, la titularisation de l’ensemble des non-titulaires sans condition de concours ni de nationalité, et un plan d’investissement massif dans la construction et la rénovation du bâti scolaire permettant d’accueillir les élèves avec davantage d’espaces. Il s’agit également dans ce cadre et dès à présent de réfléchir aux modalités pédagogiques adaptées à cette période de réouverture en septembre, en tenant compte des inégalités qui se sont accrues.

Ce plan d’urgence est toujours d’actualité : les créations de postes peuvent se faire à n’importe quel moment de l’année, par le biais du recours aux listes complémentaires, de la titularisation à temps plein des contractuel-le-s, de l’ouverture de concours exceptionnels.

La proposition de Sud Educ dans son ensemble en cliquant sur l’image ci-dessous:

L’appel du Collectif
« qui y croit encore mais il ne faut pas tarder »

Des enseignant.e.s du Tarn, Ariège, Haute Garonne qui parlent de l’état de l’école, de la perte de sens, de la maltraitance des élèves…

« Nous, personnes travaillant dans les écoles, les collèges, les lycées n’arrivons pas en l’état actuel à trouver des façons de faire qui nous satisfassent pour répondre à la double nécessité de permettre aux enfants de continuer à apprendre dans des conditions propices et de ne pas contribuer à la propagation de la Covid 19. »

La suite de l’appel en cliquant sur l’image en dessous :

En région parisienne, création de Solidaires Lycéen.ne.s !

Des jeunes camarades déterminé.e.s à prendre leur avenir en main par la lutte, ont choisi de s’organiser dans un syndicat interprofessionnel : Solidaires Lycéen·nes est né et met tout de suite les choses au clair :

« On est un syndicat de luttes, autogestionnaire, féministe, écologiste, anticapitaliste, antiraciste et antifasciste. On est encore entrain de construire et on a besoin de monde, donc hésite pas à nous rejoindre si tu penses que notre combat est le tien. »

contact : solidaires-lycees@riseup.net

Crise sanitaire : leur réponse est autoritaire, la notre sera solidaire

Leur tract pour les lycéen.ne.s face à la crise sanitaire, la répression et les solutions qu’iels construisent en cliquant sur l’image ci-dessous.

Une version élargi à visée de tous les personnels :

https://solidaires.org/Crise-sanitaire-leur-reponse-est-autoritaire-la-notre-sera-solidaire

Des collègues de la Cité scolaire Internationale Balzac, porte de Clichy, dénoncent la répression:

26 AESH de l’académie de Lyon menacé.e.s de licenciement : c’est inadmissible, aucune sanction pour nos collègues !

Communiqué de la fédération des syndicats de Sud Education

Vendredi 27 novembre 2020, 26 collègues accompagnant-e-s des élèves en situation de handicap vont passer en conseil de discipline suite à la demande de licenciement faite par l’académie. Il leur est reproché de ne pas à voir signé l’avenant à leur contrat modifiant leur lieu d’affectation pour la mise en place des PIAL.

La gestion catastrophique du déploiement des Pôles inclusifs pour l’accompagnement localisé laisse s’installer de grandes disparités d’une académie à l’autre. Alors que dans l’Académie de Lyon on cloue des collègues au pilori, ailleurs aucun avenant n’a été présenté depuis le mois de septembre.

SUD éducation apporte tout son soutien aux 26 collègues victimes de cette répression et réclame à ce qu’aucune sanction ne soit prise.

Alors que la mise en place des PIAL, ajoutée à une précarité entretenue avec soin par le ministère, fait monter la colère chez les AESH, l’administration tente de les mettre au pas.

À travers les PIAL les AESH sont devenu-e-s la variable d’ajustement de l’école inclusive : multiplication des lieux de travail et du nombre d’élèves accompagné-e-s, changements d’accompagnement à la volonté des petit-e-s chef-fe-s, etc. Les AESH et les élèves payent le manque de main d’œuvre du à la précarité.

SUD éducation appelle les collègues à se mobiliser en soutien aux 26 AESH menacé-e-s : motions et actions de soutien, débrayages, etc.

Aucune sanction contre nos collègues, abandon des PIAL, un vrai statut et un vrai salaire pour les AESH !

Quand la secrétaire d’état à la jeunesse et à l’engagement (?!) rencontre des jeunes qui ont des choses à dire, ça pique : elle se fâche tout rouge.

Nous sommes scandalisé.e.s par le récent comportement de la Secrétaire d’État à la Jeunesse et à l’Engagement. En effet, suite à une rencontre entre des jeunes et la Secrétaire d’État, organisée par le « Réseau Jeunes » de la Fédération des Centres Sociaux de France (FCSF) à Poitiers, cette dernière est traînée dans la boue par Mme El Haïry. La Secrétaire d’État, mécontente de la rencontre et du débat, autour de la laïcité notamment, qu’elle a eu avec les jeunes le 22 octobre, a décidé de « punir » la FCSF.

La vexation de madame El Haïry se traduit par la mise en place d’une « double punition » :

  • la première est la convocation au commissariat pour des jeunes et des travailleurs sociaux ayant participé au débat.
  • la seconde est la mise en œuvre de l’inspection de la FCSF qui va être menée par l’IGESR (Inspection Générale de l’Éducation, du Sport et de la Recherche). Cette dernière va examiner les objectifs, les conditions d’organisation et l’encadrement du « Réseau Jeunes ».

Le communiqué  de Solidaires Jeunesse et Sport en totalité, en cliquant sur l’image ci-dessous:

Loi de d’(in)sécurité Globale : retour sur une soirée de manifs (peut être la dernière dont nous aurons des images )

Une proposition de loi appelée « loi sur la sécurité globale » a été déposée au Parlement récemment et plusieurs articles inquiètent grandement !

Pour rappel ; quelques éléments qu’apporterait cette loi :

  • Macron ne voulait pas « entendre parler » de violences policières, le gouvernement veut aller encore plus loin, il ne veut même plus qu’on « voit » les violences policières. La diffusion de vidéos mettant en cause des flics à visage découvert (et oui ! Tou.te.s ne sont pas encore cagoulé.e.s!) pourrait entraîner 1 an d’emprisonnement et 45.000 € d’amende.
  • Légifération de l’utilisation des caméra-piétons, des drones, de la reconnaissance faciale et de la transmission directe des images aux postes de police.
  • Autorisation du port d’arme des flics hors service dans les lieux accueillant du public.

Notre article à ce sujet ici:

https://www.sudeduc31.org/articles-2020-2021/loi-de-securite-globale/

Petit rajout de la part de Dupond-Moretti : ce dernier parle de réformer la loi de 1881 sur la liberté de la presse.

L’enchaînement est presque parfait : il n’existe pas de violence policière, mais au cas où on prévoit de ne plus avoir le droit de les filmer, et pour finir on révise la liberté de la presse. Pour s’assurer que les derniers réfractaires rentrent dans le rang ?

Ces mesures liberticides crypto-fascistes sont dénoncées par un grand nombre d’organisations et de syndicats. Un appel au rassemblement a été lancé mardi dernier et ça a fait plaisir de voir qu’il a été si bien suivi. Presque 2000 personnes se sont mobilisées à Toulouse pour des prises de paroles suivies d’une manif sauvage vite gazée par la police.

Dans plusieurs grandes villes de France les rassemblements ont essaimés et en est ressorti une grande colère contre cette loi et ce gouvernement.

Partout, des journalistes invectivé.e.s, frappé.e.s et/ou mis.e en garde à vue, explicitement visé.e.s par les forces de l’ordre parce qu’iels sont journalistes !

À Paris, les manifestant.e.s se sont dirigé.e.s vers l’Assemblée Nationale et ont fait face aux canons à eau, aux gaz et aux nasses. Mais rassurons-nous, il n’y aura bientôt plus de violences policières (enfin, plutôt plus moyen de les voir)

Pour la petite blague, Darmanin s’est indigné que des manifestant.e.s soient allé.e.s aux portes de l’Assemblée ce qui a « mis la pression » aux parlementaires qui y siégeaient. Il qualifie cela d’inqualifiable en démocratie. Conclusion ; pour Darmanin, le peuple qui veut faire entendre sa voix à celleux qui sont censé.e.s le représenter n’est pas démocratique, mais que des parlementaires discutent un projet de loi sorti d’on ne sait quelle tête fascisante en restant sourd au protestation du peuple afin de donner de plus en plus de droits à des milices, c’est démocratique. Petit rappel : « demos » = peuple, « kratos » = gouverner ! Lorsque les élites gouvernent, étymologiquement, ça s’appelle une aristocratie, et les dernières se sont vite confrontées à des révolutions !

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