Nouvelles du jeudi 11 Mars

Premier degré : prêt.e.s à montrer votre meilleur profil ?
Poste à profil pour les CP / CE1 à 12 dès la rentrée : une atteinte historique à la liberté pédagogique !

Ça vient juste de tomber, et c’est la DPE qui se charge de faire redescendre cette directive ministérielle par mail aux collègues de CP/CE1 dédoublés : les postes concernés vont être transformés en poste à profil dès la rentrée.

Cela signifie que :

-pour celles et ceux qui y sont déjà sur des CP/CE1 dédoublé, soit ils et elles acceptent d’être titularisé.e.s sur ces postes à profil et de rester cantonné.e.s à ce niveau de classe (toute leur carrière?), soit…ils et elles doivent participer au mouvement et potentiellement quitter leur école !

-pour les autres, pour pouvoir accéder à des postes en CP/CE1 dédoublés, il faudra passer par le mouvement en demandant ces postes fléchés. Ou en arrivant dans une école, ils et elles n’auront plus que la possibilité d’accéder à des classes de cycle 3.

Extrait du mail de la DPE :

Je vous informe qu’en application des directives ministérielles, la nature de votre poste va être requalifiée pour correspondre avec la réalité de votre service d’enseignement.
En conséquence, assurant cette année votre service d’enseignement dans une classe dédoublée, votre poste est transformé en poste CP ou CE1 dédoublé à compter du 1er septembre 2021.
Votre nouvel arrêté d’affectation vous sera adressé sur votre messagerie professionnelle prochainement.
Cet étiquetage a pour effet de vous rendre titulaire du niveau de classe dédoublé correspondant.
Par suite, à compter de la rentrée scolaire 2021 vous serez tenu d’assurer l’enseignement du niveau de classe correspondant à votre support, à savoir CLASSE DE CE1 DEDOUBLEE, spécialité SANS SPECIALITE et ne pourrez pas choisir d’assurer l’enseignement d’un autre niveau.
Si vous ne souhaitez plus assurer cette mission à compter de la rentrée scolaire 2021, vous avez la possibilité de participer au mouvement 2021 en demandant à bénéficier des points et priorités afférents à une mesure de carte sur un poste d’adjoint

Cette directive constitue une attaque gravissime contre la liberté pédagogique et l’autonomie des équipes pour construire la répartition des classes.

Le ministère s’assure le service d’enseignant.e.s aux ordres, jusque dans les pratiques pédagogiques.

Poste à profil et fiche de mission vont de pair. Les CP/CE1 dédoublés, leur batterie d’évaluation nationale et leur emploi du temps type préprogrammé vont pouvoir devenir statutaires. L’administration va pouvoir obliger les collègues à répondre aux injonctions du ministre : batterie d’évaluations nationales, emploi du temps normalisé, méthode de lecture, etc en s’appuyant sur une fiche de poste bien verrouillée.

Mise en concurrence des collègues dans une même équipe et remise en question du conseil des maître.sse.s comme organe décisionnaire dans l’école.

Au sein d’une même équipe il y aura désormais des collègues qui pourront changer de poste selon des choix pédagogiques, d’autres non. Évidemment, cela laisse entrevoir un morcellement des équipes et un délitement du travail collectif, de la cohérence dans les équipes.
Plus largement, le conseil des maitre.sse.s se retrouve officiellement dépossédé de sa capacité de réflexion et de décision quant à l’organisation pédagogique de l’école. C’est encore un peu plus de pouvoir transféré aux chef.fe.s !

Tout ceci suit malheureusement la tendance à la mise en place de supérieur hiérarchique au sein même des écoles dans le premier degré.

Plus que jamais, combattons la proposition de loi Rilhac !

Le 10 mars, la proposition de loi Rilhac sur la direction d’école été soumise au Sénat. Le sénat a maintenu la délégation de compétences des autorités académiques pour les directrice·teurs (qui seront donc amené·es à prendre des décisions relevant des inspectrice·teurs de l’Éducation nationale). Le sénat a également retiré la phrase précisant l’absence de lien hiérarchique alors que la majorité de la profession refuse cette autorité.

En effet, depuis des années, nos collègues expriment leur rejet d’un statut pour les directrices et directeurs et l’ont massivement rappelé en décembre 2019 lors de la grande consultation ministérielle sur la direction d’école.
L’École a bien d’autres sujets brûlants et urgents en ce moment. Les sénateur.trices auraient été bien inspiré·es de rejeter la proposition de loi Rilhac dont nos organisations syndicales demandent l’abandon.
Le ministre doit arrêter de surcharger les directeurs de tâches qui ne relèvent pas de leurs missions, cesser les ordres et les contrordres permanents notamment dans le cadre de la crise sanitaire.

En attendant l’autogestion et la collégialité des directions d’écoles luttons pour :

  • Une aide administrative statutaire dans chaque école
  • Un réel allègement des tâches administratives
  • Une amélioration des quotités de toutes les décharges de direction afin que chaque école bénéficie d’une décharge hebdomadaire

Mais ils ne nous le donneront pas, nous n’aurons que ce que nous prendrons…

Comment le ministère profite (encore) de la crise sanitaire pour généraliser l’enseignement à distance…pour toujours ?

Parfois on ne se réjouit pas d’avoir eu le nez creux ! On en parlait dans un article dans le numéro de juin de notre journal, les gouvernements successifs ont la fach(isante)euse tendance à faire entrer dans le droit commun les dispositions prises dans le cadre des états d’urgences successifs:

https://www.sudeduc31.org/wp-content/uploads/2020/10/Juin-2020-depot30.pdf

La période a été marquée par un bouleversement dans le milieu de l’enseignement avec l’invention du « distanciel », en opposition au « présentiel ».
Ouuuuuuuh qu’ils nous énervent ces mots de jeunes premiers de cordée prês à tout pour libérer la libéralisation du libéralisme. Une aubaine pour le ministère qui en profite donc pour dégrader encore davantage les conditions d’études et ceci sur du long terme.

À l’Université des Antilles, on impose, dans le cadre du renouvellement de l’accréditation des formations 2022-2027, une mutualisation des cours entre la Guadeloupe et la Martinique, ce qui implique le recours obligatoire au « distanciel » expérimenté pendant la crise sanitaire.

SUD Éducation alerte la communauté universitaire sur cette innovation qui confirme ses craintes au sujet d’une possible pérennisation de ce mode dégradé d’enseignement imposé par les circonstances.

Nous demandons à la ministre de recadrer la Présidence de l’Université des Antilles car cette exigence du recours pérenne au distanciel de la présidence de l’université des Antilles est incompatible avec la liberté pédagogique et le principe d’indépendance des universitaires.

Les INSPÉ n’échappent pas au phénomène ! (étonnant ?)

La direction de Canopé a annoncé récemment par voie de presse la création d’une plateforme en ligne “e-Inspé” voulue par le ministre Blanquer. Cette plateforme va bénéficier d’un financement public de 10 millions d’euros sur 10 ans.

Alors que la réforme de la formation initiale des enseignant.es est unanimement décriée depuis des mois, une expérimentation est déjà en cours pour la réalisation de la plateforme “e-Inspé” : les premiers parcours virtuels de formation pour les enseignant.e.s ont été lancés en février sur les thèmes de la “didactique des fondamentaux, la gestion de classe ou l’EMI”.

Depuis des années la dégradation de la formation continue est largement ressentie par les personnels. Elle est en partie liée à la mise en place de Magistère: déshumanisation de la formation, contenus inadaptés, gestion administrative chaotique selon les académies…

Aujourd’hui, la formation à distance menace également la formation initiale.

SUD éducation dénonce les dérives de ce “tout numérique” qui, sous-couvert d’innovations technologiques, reste un moyen pour le ministère de faire croire qu’il forme toujours aussi bien ses enseignant-es, alors qu’en réalité, il réduit le nombre d’heures de formations en présence et par voie de conséquence le nombre de formateurs-trices.

Plus inquiétant encore, Canopé permet déjà en Aquitaine à des start-up de proposer leurs “solutions” à des panels d’enseignant-es. Il s’agit ici d’une nouvelle intrusion de l’entreprise dans le service public d’éducation. SUD éducation dénonce la marchandisation de l’école à l’œuvre dans ces partenariats.

SUD éducation revendique:

  • le retrait de la réforme de la formation des enseignant-es
  • des moyens supplémentaires pour assurer à tous-tes les enseignant-es une formation continue publique, en présence et gratuite à la hauteur des besoins
  • le financement des services publics par des fonds publics.

À l’appel d’une AG inter-INSPÉ et de onze organisations syndicales dont SUD éducation, une journée de grève et de mobilisation sur la Formation des enseignant-es aura lieu le jeudi 11 mars avec un rassemblement devant le ministère de l’Éducation nationale.

Quand numérique rime avec dépendance au privé : un sujet brûlant !

Dans la soirée du 9 Mars, un incendie a détruit un quart de la ferme de serveurs de l’entreprise OVH à Strasbourg. Cette entreprise héberge près des deux-tiers des sites hébergés en France, dont de nombreux espaces numériques de travail utilisés par les établissements scolaires.

Aujourd’hui, les ENT sont dans plusieurs académies inaccessibles ou souffrent de problèmes de performance qui rendent leur usage par les personnels et les élèves difficile ou impossible. La restauration du service pourra selon les cas durer plusieurs jours, paralysant le fonctionnement des établissements qui pourtant reposent bien souvent dessus en cette période d’enseignement hybride.

Cet incident montre une fois de plus que l’externalisation des ressources numériques, qui plus est concentrée entre les mains d’une entreprise qui entre en bourse aujourd’hui et domine le marché, n’est pas la garantie de la fiabilité du service.

SUD éducation revendique la gestion directe par l’administration des services informatiques essentiels au fonctionnement pédagogique des établissements, ce qui permet également de contrôler l’usage qui est fait de ces données souvent personnelles, pour l’heure confiées à des entreprises sans aucune forme de chiffrage les empêchant d’y accéder.

Tout ceci ne doit pas occulter que le fonctionnement par ENT, outil de contrôle et de surveillance généralisés, pose largement question quant à ce qu’il représente comme modèle éducatif auprès d’adolescent.e.s en construction, de condition de travail et assujettissement à une place d’agent.e pour les enseignant.e.s et les AED dans le système éducatif.

D’ailleurs…

Pour les AED la lutte continue en Mars !

La coordination nationale des collectifs d’assistant.e.s d’éducation appelle à une nouvelle semaine de grève et de mobilisations dans les vies scolaires du lundi 22 mars au vendredi 26 mars.

Depuis l’automne un mouvement social se développe dans les vies scolaires et des collectifs d’assistant.e.s d’éducation ont vu le jour dans de nombreuses villes et départements du territoire. Le 1er décembre dernier, une première journée de grève massive des assistant.e.s d’éducation a fortement impacté le fonctionnement des établissements scolaire. Un premier appel à une semaine de grèves et de mobilisations a eu lieu en amont de la journée de grève inter-catégorielle dans l’éducation du mardi 26 janvier dernier. Ces mobilisations mettent en lumière une évidence : « les bahuts ne fonctionnent pas sans nous ».

Pourtant, les conditions salariales et de travail sont désastreuses : rémunéré.e.s au SMIC, sans formation et bien souvent à temps partiel imposé, les AED sont remercié.e.s au bout de 6 années de CDD d’un an. Aucune perspective d’évolution de carrière ni reconnaissance n’est accordée à ces personnels essentiels à la vie des établissements. Cette précarité de l’emploi permet tous les excès de la part de la hiérarchie et des chef.fe.s d’établissements employeurs : non-renouvellement abusifs, périodes d’essais déguisées, contrats inférieurs à un an, chantage à l’emploi, traitement infantilisant.

La crise sanitaire a accentué la dégradation des conditions de travail des AED avec la multiplication des tâches induites par la mise en place des protocoles sanitaires et l’exposition particulière aux risques de contamination. Pas de limitation du brassage pour celles et ceux qui doivent gérer l’urgence et jongler avec le manque d’effectifs. Les AED sont ainsi sollicité-e-s pour remplacer les enseignant-e-s absent-e-s, voire prendre en charge les élèves suspecté-e-s d’avoir contracté la Covid en raison du manque d’infirmiers et d’infirmières dans les établissements.

Réunis en coordination nationale, les collectifs d’AED ont décidé d’appeler à une nouvelle semaine de grèves et de mobilisations du lundi 22 mars au vendredi 26 mars.

SUD éducation soutient l’auto-organisation des personnels et appelle les assistant.e.s d’éducation (AED, AP et APS) à se réunir, à se saisir de cet appel et à se mettre en grève aux dates décidées localement.

Un préavis de grève spécifique aux AED a été déposé pour la période par SUD éducation, SUD Rural et territoire (enseignement maritime et agricole) et le SUNDEP Solidaires (enseignement privé).

SUD éducation appelle les autres personnels à soutenir les revendications et les mobilisations des assistant-e-s d’éducation par la mise en place de caisses de grève dans les établissements et toute autre action décidée localement (grève, motion de soutien, courriers au ministère…).

SUD éducation revendique pour les assistant.e.s d’éducation :

  • la titularisation sans condition de tous les personnels assistant.e.s d’éducation qui le souhaitent par la création d’un statut d’éducateur.trice scolaire ;
  • l’augmentation des salaires et la baisse du temps de travail
  • la suppression du forfait nuit en internat
  • l’obtention de la prime REP/REP+ pour tous les personnels travaillant en éducation prioritaire
  • le recrutement massif de personnels AED et la fin du recrutement par les chef.fe.s d’établissement : pour un recrutement académique ;
  • l’accès à une formation initiale et continue et l’augmentation du crédit d’heure pour formation ;
  • du matériel de protection fourni par l’employeur et le versement de la prime Covid.

Elections des représentant.e.s syndicaux.ales dans les Très Petites Entreprise / Très Petites Association.
SO-LI-DAIRES !

Du 22 mars au 6 avril auront lieu les élections TPE/TPA. Nous connaissons toutes et tous des salarié-e-s qui travaillent dans une association ou une entreprise de moins de 11 salarié-e-s ou qui sont salarié-e-s de particuliers.  Du 22 mars au 6 avril, faisons voter pour les listes Solidaires.

Qu’est-ce que sont les élections TPE/TPA ?

Vous êtes salarié.e d’une très petite entreprise ou d’une très petite association de moins de 11 salarié.e.s, ou bien salarié.e au domicile d’un particulier employeur, vous serez appelé.e.s à voter du 22 mars au 6 avril 2021.

Dans chaque région, vous élirez 10 représentant·e·s syndicaux issu.e·s eux aussi de TPE qui vous représenteront face aux employeurs dans des Commissions Paritaires Régionales Interprofessionnelles (CPRI).

Ces élections comptent pour la représentation syndicale dans les branches professionnelles et les conseils de prud’hommes. Avec un score important de Solidaires, vous pourrez mieux défendre vos droits.

Solidaires, c’est qui ? c’est quoi ?

L’Union syndicale Solidaires est une union interprofessionnelle qui couvre tous les départements et des secteurs professionnels très divers. Nos syndicats Solidaires, SUD, SNJ, Asso…, appartiennent à des secteurs professionnels du secteur public comme du secteur privé qu’il soit marchand ou non : commerces et services, santé/social, associations, restauration, journalisme, nettoyage, banques et finances, chimie, collectivités territoriales, culture, éducation, énergie, formation, industrie, bâtiment, métallurgie, services postaux, télécommunications, prévention et sécurité, protection sociale, recherche, transports… ainsi que chez les étudiant.e·s et le retraité.e·s.

L’Union syndicale Solidaires veut être un contre-pouvoir et propose un syndicalisme de lutte qui lie défense quotidienne des salarié.e.s et transformation de la société.

Suis-je concerné·e par les élections ?

Pourra voter tout.e salarié.e en poste en décembre 2019, dans une entreprise ou association de moins de 11 salarié·e·s ou au domicile d’un particulier employeur :

– Âgé.e d’au moins 16 ans ;

– Inscrit.e sur les listes électorales du scrutin ;

– Quel que soit son contrat de travail (CDI, CDD, contrat de travail temporaire, intermittent, contrat de professionnalisation, contrat d’apprentissage…) ;

– Quelle que soit sa nationalité.

Comment voter ?

Le scrutin se déroulera du 22 mars au 6 avril 2021.

Les électrices et électeurs pourront voter, selon leur choix, par courrier ou bien par voie électronique sur le site Internet Grand Public dédié aux élections (election-tpe.travail.gouv.fr).

Mi-mars 2021, soit environ une semaine avant le début du scrutin, les électeurs et électrices recevront de la Direction Générale du Travail un courrier contenant leur matériel de vote :

– Une enveloppe T et un bulletin de vote mentionnant la liste des organisations syndicales candidates au scrutin, afin de voter par correspondance ;

– Des codes de connexion personnels et confidentiels, afin de voter directement en ligne sur le site Internet Grand Public.

Retour sur le 8 Mars.

Mais d’abord retour sur la répression lors de la manif de nuit en non mixité (sans mec cis-genre ) du vendredi 5 Mars.
Une nasse, un gazage, des arrestations, un contrôle d’identité massif au commissariat central, des propos sexistes et des gardes à vue.

Un récit de personnes présentes, à retrouver ici

Communiqué de presse, intersyndical 31, CGT, FSU, Solidaires

A Toulouse ce 8 mars 2021 a été une belle journée de lutte féministe dans l’unité : en ce jour de grève, la manifestation a rassemblé 8000 personnes dans les rues de la ville. L’intersyndicale CGT 31, FSU 31 et Solidaires 31, aux côtés des assemblées féministes autonomes des femmes et minorités de genre, des diverses associations et collectifs féministes a pris sa part d’une mobilisation qui remet à l’honneur la grève féministe, et mis en lumière les « premières de corvée » et « premières lignes ». Le succès de la manifestation prouve que des réponses concrètes doivent désormais être apportées aux revendications des femmes et minorités de genre, parmi lesquelles :

  • Une augmentation générale des salaires et des pensions, car une femme sur 3, active ou retraitée, touche moins qu’un Smic.
  • Le CDI à temps plein doit redevenir la norme contre les contrats précaires et le temps partiel imposé ou subis.
  • Des mesures ambitieuses, urgentes et financées pour mettre fin aux inégalités concernant les déroulements de carrière.
  • L’ouverture de véritables négociations sur la revalorisation des métiers à prédominance féminine : « un salaire égal pour un travail de valeur égale »
  • Des créations d’emplois pour les services publics et un plan de titularisation des précaires.
  • Une protection fonctionnelle renforcée pour toutes les victimes de violences sexuelles, sexistes, et la sanction réelle des agresseurs.
  • Un renforcement du service public de la petite enfance et des créations de places en crèche sur l’ensemble du territoire à la hauteur des besoins.
  • L’abandon de la réforme de l’assurance chômage, qui ferait des femmes les « premières perdantes ».
  • Des allocations individualisées pour assurer l’autonomie des femmes.
  • De vraies mesures de prévention et de lutte contre les stéréotypes de genre, les inégalités femmes/hommes et filles/garçons, les violences sexistes et sexuelles dès l’école et tout au long de la vie.

Ce 8 mars contribuera à donner une impulsion plus grande à toutes les luttes des femmes, en particulier sur le lieu de travail. La lutte pour les droits de femmes, contre les violences et les discriminations, contre le capitalisme et le système patriarcal oppressif, c’est les jours !

Contre la loi Sécurité Globale, les lois et décrets liberticides et nos restrictions de libertés liées à l’État d’Urgence.

Coordination unitaire Stop Sécurité Globale Toulouse

Profitant de la pandémie, le gouvernement de Macron mène une attaque contre nos libertés individuelles et collectives, nos droits sociaux.

Cette gestion libérale de la crise sanitaire est opaque et incohérente, avec ses mesures de restriction dans certains lieux et pas dans d’autres, la fermeture des lieux culturels et non cultuels, un couvre-feu qui génère des pics d’affluence et impacte l’organisation du travail, l’accès aux soins et aux vaccins associés à la situation des hôpitaux, les personnes âgées et handicapées privés de sorties voire de vie, une jeunesse sacrifiée sans avenir de plus en plus précaire, une vie sociale réduite à néant, le manque de moyens des universités…

A Toulouse, cela se double par une atteinte à nos libertés de créations et d’expressions : fermeture de

Mix’art-Myrys, Pavillon Mazar, Centre Solidaire Abbé Pierre avec le DAL31 et ses habitant-e-s à La Grave …

A ce jour, on ne sait où va s’arrêter cette course aveugle qui violente nos vies, individuellement et collectivement, tout en pesant gravement sur les générations à venir.

Au moment où la loi Sécurité Globale va être débattue au Sénat, à Toulouse comme ailleurs en France, montrons notre volonté de refuser de vivre privés de nos libertés. Toutes nos libertés, y compris celles de penser, de créer, de fêter, de vivre, de s’organiser, de manifester… Nous exigeons le retrait

  • de la proposition de loi Sécurité Globale dans son intégralité,
  • du projet de loi confortant les principes républicains dite loi Séparatisme,
  • du nouveau Schéma national du maintien de l’ordre (SNMO),
  • des trois décrets du 2 décembre 2020 portant sur l’extension des fichiers de police PASP, GIPASP et EASP, organisant un fichage massif de la population et un contrôle de toutes ses opinions.

Le communiqué avec le signataires à retrouver ici

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