Face à la pandémie, retournons la « stratégie du choc » en déferlante de solidarité !

Face à l’ampleur du bouleversement provoqué par la pandémie Covid-19, près de 230 médecins, infirmiers, réanimateurs, paysans, artistes, chercheurs, scientifiques, syndicalistes, éditeurs et autres personnalités appellent à l’entraide et à l’auto-organisation dans cette période de confinement : « Il n’y aura pas de “sortie de crise” sans un bouleversement majeur de l’organisation sociale et économique actuelle »

Depuis une semaine la France est entrée dans une nouvelle réalité vertigineuse. Le Covid-19 n’est plus une « petite grippe », selon nos gouvernants, mais la « pire crise sanitaire depuis un siècle ». Un choc intime qui nous fait trembler pour nos proches et toutes les personnes particulièrement fragiles. Une secousse géopolitique qui fait s’effondrer la mondialisation néolibérale comme un château de cartes. 2019 avait été une année d’incendies ravageurs en Australie, Amazonie et ailleurs, et d’immenses soulèvements populaires. 2020 a d’ores et déjà les traits d’une paralysie totale, une crise systémique majeure.

Cette pandémie achève de rendre irrespirable la vie dans un système politique et économique délirant, néfaste, mais surtout inutile au moment où un immense besoin de soin se fait sentir. Après être resté attentiste pendant un mois et demi, Emmanuel Macron a promis, pour ne pas perdre la face, que « l’État paiera […] quoi qu’il en coûte ». La « mobilisation générale » est décrétée. « Nous sommes en guerre », paraît-il, contre un « ennemi invisible ».

Face à cette rhétorique militariste, nous affirmons une autre logique. À « l’union nationale » nous préférons l’entraide générale. À la guerre, nous opposons le soin, de nos proches jusqu’aux peuples du monde entier et au vivant. En France, comme dans les autres pays, nous allons tenir ensemble pour faire face à l’épidémie. Nous allons transformer l’isolement imposé en immense élan d’auto-organisation et de solidarité collective.

Avec nos voisin-e-s, nos ami-e-s, nos familles, nos proches, nos collègues ; dans nos immeubles, nos rues, nos quartiers, nos villes et nos villages ; notamment en utilisant les réseaux sociaux, nous allons construire l’entraide à la base. Pour aider les plus fragiles qui ne peuvent pas sortir à obtenir de la nourriture. Pour garder les enfants de celles et ceux qui doivent continuer de travailler. Pour partager des informations vérifiées sur la situation. Pour se donner des nouvelles et se réconforter dans cette situation déchirante. Pour soutenir les plus précaires dans leurs luttes pour vivre. Pour faire face à une crise économique, bancaire et financière qui s’annonce dévastatrice malgré les annonces faussement rassurantes des banques centrales. En restant chez nous pour le moment, mais dans la rue dès que possible.

Face à l’ampleur du bouleversement, même Emmanuel Macron appelle à « innover dans la solidarité ». Mais nous ne sommes pas dupes du fameux « en même temps » : l’entraide que nous construisons n’est pas l’auxiliaire d’un État néolibéral défaillant. Elle ne sera pas le cheval de Troie d’une future « stratégie du choc » à base de télétravail, de « volontariat citoyen » dans des services publics détruits, et de poursuite dans la destruction des acquis sociaux au nom de « l’état d’urgence sanitaire ».

Notre solidarité est celle du peuple, de ceux d’en bas, qui se serrent les coudes pour survivre et pour vivre dignement. Elle n’a rien à voir avec celle des élites mondiales – facilement dépistées, elles -, qui se retranchent dans leurs palais dorés, protégés et désinfectés pendant que les soignant-e-s sont « au front » sans moyens et fabriquent leurs propres masques de protection en prenant tous les risques.

Pendant que les travailleurs-euses et instituteurs-trices gardent leurs enfants, sans consigne officielle pour se protéger, s’exposant à une contamination. Pendant que les plus précaires, les sans logis, sans papiers, sans réseaux sociaux, les intérimaires sans chômages partiels, les « indépendants » contraints au travail en danger ou sans activité, seront encore plus frappé-e-s par la crise. Pendant que les « déjà confiné-e-s », les migrant-e-s enfermé-e-s en centres de rétentions et les prisonnier-e-s voient leur situation encore aggravée.

Jamais l’alternative n’a été si claire, le scandale si palpable : nous jouons notre vie pendant qu’eux gèrent l’économie.

L’entraide que nous allons construire s’inscrit dans le sillage du soulèvement des peuples partout dans le monde au cours des derniers mois, du Chili au Liban, de l’Algérie au Soudan. Cette vague a répandu sur la planète la nécessité de mettre nos corps en jeu. Le Covid-19 rend indispensable, pour l’heure, leur confinement. Mais révolté-e-s ou confiné-e-s, nous mourrons d’un système qui recherche le profit et l’efficacité et pas le soin, le pouvoir et la compétition et pas l’entraide.

Cette épidémie ravageuse n’est pas une simple réalité biologique. Elle est amplifiée par les politiques néolibérales, la destruction méthodique de l’hôpital et de l’ensemble des services publics. Si ce virus tue autant, c’est aussi parce qu’il n’y a plus assez de soignant-e-s et de lits, pas assez de respirateurs ou parce que l’hôpital tend à devenir une entreprise à flux tendu. Et si nous applaudissons chaque soir à 20h les soignant-e-s, c’est aussi pour contenir notre colère contre les gouvernant-e-s qui savaient que la tempête arrivait depuis deux mois sans rien faire.

Nous appelons donc à renforcer la solidarité et l’auto-organisation pour faire face à la pandémie et la crise systémique, partout où c’est possible, sous toutes les formes imaginables, tout en respectant la nécessité absolue du confinement pour freiner la propagation. Plus particulièrement, nous appelons à rejoindre le réseau de solidarité auto-organisé #COVID- ENTRAIDE FRANCE (https://covid-entraide.fr/) qui se constitue dans des dizaines de lieux depuis une dizaine de jours. Nous invitons à créer des groupes d’entraides locaux en ligne et sur le terrain, de notre hameau à notre village, de notre immeuble à notre ville. Nous appelons à recenser les centaines d’initiatives qui se créent à travers une cartographie collaborative (https://covidentraide.gogocarto.fr).

Ne restons pas sidéré-e-s face à cette situation qui nous bouleverse, nous enrage et nous fait trembler. Lorsque la pandémie sera finie, d’autres crises viendront. Entre temps, il y aura des responsables à aller chercher, des comptes à rendre, des plaies à réparer et un monde à construire. À nous de faire en sorte que l’onde de choc mondiale du Covid-19 soit la « crise » de trop et marque un coup d’arrêt au régime actuel d’exploitation et de destruction des conditions d’existence sur Terre. Il n’y aura pas de « sortie de crise » sans un bouleversement majeur de l’organisation sociale et économique actuelle.

Il y aura un avant et un après. Nous sommes pour l’instant confiné-e-s, mais nous nous organisons. Et, pour sûr, nous reprendrons les rues, les jardins, les outils de travail, les moyens de communication et les assemblées, ensemble.

La stratégie du choc doit s’inverser. Cette fois-ci le choc ne servira pas à affermir le contrôle, le pouvoir central, les inégalités et le néolibéralisme, mais à renforcer l’entraide et l’auto-organisation. À les inscrire dans le marbre.

INFOS :

LIEN VERS LA PÉTITION : https://covid-entraide.fr/signe-la-petition-pour-lentraide/

Signature pour les associations et organisations : merci d’envoyer votre signature à entraidepandemie@riseup.net (en précisant l’organisation dans l’objet du mail)

Premier signataires :

  • Corinne Morel-Darleux, autrice, élue régionale et militante éco-socialiste
  • Pablo Servigne, chercheur in-terre-dépendant
  • Éric Beynel, co-délégué général de Solidaires
  • Cécile Gondard-Lalanne, co-déléguée générale de Solidaires
  • Hugo Huon, pour le Collectif Inter-Urgences
  • Matthieu Bellahsen, psychiatre et praticien hospitalier
  • Sarah Kilani, médecin anesthésiste-réanimateur
  • Benoit Blaes, président du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG)
  • Sayaka Oguchi, médecin généraliste, trésorière du SNJMG
  • Emmanuelle Lebhar, interne en médecine générale, chargée de mission au SNJMG
  • Julien Aron, médecin néphrologue, chargé de mission au SNJMG
  • Vladimir Adrien, interne de l’AP-HP
  • Jonas Pochard, anesthésiste réanimateur
  • Amaury Delarge, réanimateur
  • Françoise Brun, infirmière
  • Catherine Fayet infirmière
  • Benjamin Royer, psychologue clinicien
  • Franck Prouhet, médecin généraliste
  • Claire Bourgogne, médecin généraliste
  • Marcy Pondi, anesthésiste-réanimatrice
  • Joachim Müllner, médecin psychiatre
  • Amina Ben Salah, médedecin doctorante en Neurosciences
  • Sabrina Ali Benali, médecin à Paris
  • Ben Omrane Choukri, médecin à Paris
  • Stéphane Lerivray, infirmier anesthésiste
  • Michel Robin, infirmier
  • Marie Llorens, infirmière urgences
  • Mathilde Martinot, psychiatre en hôpital public
  • Dominique Seydoux, médecin retraité
  • Aurélien Barrau, astrophysicien
  • Annick Coupé, secrétaire générale d’Attac
  • Aurélie Trouvé, porte parole d’Attac
  • Raphaël Pradeau, porte parole d’Attac
  • Maximes Combes, porte parole d’Attac
  • Nicolas Girod, porte-parole de la Confédération Paysanne
  • Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du Droit au Logement
  • Cyril Dion, réalisateur
  • Geneviève Azam, essayiste
  • Benoît Teste, secrétaire général de la FSU
  • Annie Déan, porte-parole du MAN
  • Jean-François Pellissier, porte-parole d’Ensemble !
  • Josep Rafanell i Orra, psychologue et écrivain
  • Patrick Farbiaz, cofondateur du collectif Pour une Ecologie Populaire et Sociale (PEPS)
  • Virginie Maris, philosophe
  • Christophe Bonneuil, historien
  • Leslie Kaplan, écrivaine
  • Dominique Méda, sociologue
  • Céline Pessis, historienne
  • Baptiste Monsaingeon, sociologue
  • Ludivine Bantigny, historienne
  • Johan Badour, éditeur
  • Cervaux non Disponibles
  • Partager c’est Sympa
  • Miguel Benasayag, philosophe
  • François Cusset, philosophe
  • Dominique Bourg, philosophe
  • Jean Gadrey, économiste
  • Samuel Hayat, politologue
  • Isabelle Cambourakis, éditrice
  • Jean-Marie Harribey, économiste
  • Audrey Vernon, comédienne
  • Xavier Ricard Lanata, essayiste et haut-fonctionnaire
  • Yves Cochet, président de l’institut Momentum
  • Pierre Khalfa, économiste, Fondation Copernic
  • Catherine Zambon, autrice
  • Serge Quadruppani, écrivain
  • Nathalie Quintane, écrivain
  • Sezin Topçu, sociologue
  • Alain Damasio, écrivain
  • Jérôme Baschet, historien
  • Bernard Friot, sociologue
  • Stéphane Lavignotte, théologien
  • Elise Lowy, cofondatrice de PEPS
  • « L’1consolable », rappeur
  • Kolin Kobayashi, journaliste in-terre-dépendant
  • Jean-Jacques Delfour, philosophe
  • Gauthier Chapelle, chercheur in-Terre-dépendant et co-auteur
  • Paul Ariès, politologue,
  • Dénètem Touam Bona, écrivain-artiste
  • Vincent de Gaulejac, président du réseau international de sociologie clinique
  • François Jarrige, enseignant-chercheur en histoire
  • Arnaud Muyssen, médecin à Lille
  • Anne Thebaud Mony, sociologue
  • Jacques Fradin, économiste
  • Laure Noualhat, documentariste
  • Pierre André Juven, sociologue de la santé
  • Cyril Pedrosa, auteur de bande dessinée
  • Anne-Sophie Novel, journaliste
  • Fabrice Flipo, philosophe
  • Sophie Gosselin, revue Terrestres
  • Maxime de Rostolan, fondateur de Fermes d’Avenir
  • Frédéric Boone, chercheur en astrophyisque
  • Vanessa Morisset, critique d’art et enseignante
  • Federico Tarragoni, sociologue
  • Sofia Meister, chercheuse IRD
  • Lucie Davy, avocate membre du Syndicat des Avocat de France
  • Annie Ghiloni, militante du MAN
  • Louis-Marie Barnier, syndicaliste, sociologue du travail
  • Lecomte Gabrielle, sociologue
  • Antoine Back, conseiller municipal à Grenoble
  • Léna Dormeau, chercheuse en philosophie politique
  • Laurent Cauwet, auteur, éditeur
  • Julien Théry, historien
  • Anne Marchand, chercheuse en socio-histoire
  • Fabrice Vigne, écrivain
  • Rose-Marie Lagrave, sociologue
  • Stéphane Douiller, professeur émérite de philosophie de l’Université Paris 8
  • Gérard Bras, philosophe
  • Aurélien Gabriel Cohen, revue Terrestres, Université de Paris
  • Philippe Boursier, professeur de SES
  • Loïc Steffan, co-fondateur La Collapso Heureuse
  • Pierre-Eric Sutter, co-fondateur de l’OBservatoire des VEcus du COllapse (OBVECO)
  • Marie Didier, écrivain médecin
  • Ana Rougier, journaliste indépendante
  • Alexis Judic, artiste plasticien
  • Roger Champ, militant de la Confédération Nationale du Logement
  • Nelly Massera, artiste et réalisatrice
  • Camille Riquier, scénographe
  • Fred Ortuno, association Art Factories
  • Étienne Ciapin, sociologue
  • Anthony Laurent, journaliste scientifique, co-fondateur de Sciences Critiques
  • Lola Ostier, médiatrice socio-éducative
  • Patrice Bride, coopérative « Dire le travail »
  • Anne Jollet, historienne
  • Jean-Luc Gautero, enseignant-chercheur
  • Raphaelle Doyon, maîtresse de conférences
  • François Jacquet, ingénieur de recherche
  • Gilles Guégan, scénographe-jardinier
  • Cyril Piou, chercheur en écologie
  • Agnès Valentin, comédienne
  • Coraly Zahonero, comédienne
  • Nicolas Le Coq, professeur des écoles
  • Sandrine Costamagno, directrice de recherche CNRS
  • Philippe Merlant, journaliste et conférencier gesticulant
  • Grégory Poinsenet, cofondateur de Sorry Children
  • Pierre Charrier, cofondateur de Sorry Children
  • Fabienne Brugel, metteuse en scène
  • Raphaël Sarfati, libraire
  • Pierre-Jean Heude, régisseur
  • Guillaume Bagnolini, philosophe
  • Saskia Cousin, anthropologue
  • David Dupuis, anthropologue et psychologue clinicien
  • Delphine Schmoderer, plasticienne
  • Josépha Dirringer, juriste
  • Makis Solomos, musicologue
  • Leïla Frouillou, sociologue
  • Igor Babou, professeur à l’université Paris Diderot
  • Stéphane Bikialo, enseignant-chercheur en littérature
  • Gwen de Bonneval, auteur de bande dessinée
  • Bernard Schéo, enseignant-chercheur
  • Olivier Roueff, sociologue
  • Sidi Mohammed Barkat, enseignant-chercheur
  • Guillaume Lecamus, metteur en scène
  • Stephen Bouquin, sociologue
  • Sarah Mekdjian, enseignante-chercheure
  • Myriem Augier, sociologue
  • Hélène Tordjman, économiste
  • Kolja Lindner, politiste
  • Antoine Leblois, économiste
  • Solène Derrien, plateforme pyrénéenne d’observation atmosphérique
  • Laurence Protteau, sociologue
  • Laurence Charlier, anthropologue
  • Mari Oiry Varacca, géographe
  • Clément Barthélémy, docteur en écologie
  • Jean-Michel Hupé, chercheur CNRS en neurosciences et écologie
  • Mattia Paco Rizzi, architecte
  • Denys Piningre, cinéaste
  • Rosemary Faulkner, traductrice
  • Pascal Maillard, univesitaire et syndicaliste
  • Othmar Eipeltauer, paysan arboriculteur
  • François Gèze, éditeur
  • Christelle Rabier, maîtresse de conférence
  • Pierre Lénel Sociologue
  • Rada Iveković, universitaire
  • Julien Wosnitza Fondateur Wings of the Ocean
  • Thomas Berther, fédération Habicoop
  • Nicolas Voisin, La Suite du Monde
  • Christophe Masutti, chercheur
  • Stuart Pluen Calvo, éditeur
  • Audrey Boulard, le Vent se Lève
  • Floryan Reyne, naturopathe
  • Chantal Charlot, formatrice
  • Sonja Dicquemare, architecte enseignante
  • Samuel Pinaud, sociologue
  • Françoise Bressat-Blum, présidente de l’Université Populaire de Lyon
  • Philippe Arnaud, co-secrétaire de Solidaires 33
  • Anne Macou-Lescieu, el’cagette Roubaix
  • Adèle Cassigneul, chercheuse
  • Mikael Motelica, enseignant-chercheur
  • Philippe Birgy, enseignant-chercheur
  • Claude Crestani, psychologue du travail
  • Maria da Fonseca, enseignante-chercheuse
  • Brian Padilla, écologue
  • Philippo Michel, association LESA
  • Frédéric Verhaegen, université de Lorraine
  • Guillaume Pellerin, physicien et informaticien
  • Marjorie Keters, association ACIDES
  • Agatha Frankowska-Thuinet, professeur des écoles
  • Sophie Hoarau, comédienne
  • Benoît Hodeu, archéologue
  • Emmanuel Ferrand, association La Générale
  • Sarah Labelle, maîtresse de conférence
  • Jean Fauché, pour Alternative et Autogestion
  • Philippe Eustachon, metteur en scène
  • Tunvezh Gwlagen-Grandjean, journaliste radio
  • Amel Dahmani, secrétaire de Sud Collectivités Territoriales
  • Florence Vallero, intermittente du spectacle et auteure
  • Cyril Dutech, chercheur en biologie évolutive
  • Anthony Pecqueux, sociologue
  • François Piquemal, enseignant en lycée professionnel
  • Jean Bourdoncle, animateur de Lien et Changement
  • Laurent Eyraud-Chaume, comédien
  • Anne Isla, économiste
  • Jérémy Bonner, enseignant
  • Frédérique Bey, ingénieure
  • Julien Jourdan, enseignant
  • Stéphane Pauvret, artiste scénographe
  • Étienne Gérard, sociologue
  • Marie-Paule Frisot, trésorière du Man Moselle
  • Katja Ploog, enseignante-chercheuse
  • Anne-Emmanuelle Berger, universitaire
  • Josiane Bru, anthropologue
  • Jim Petit, musicien
  • Sibylle d’Orgeval, réalisatrice
  • Catherine Scheer, anthropologue
  • Antoine Lamer, Data Scientist
  • Nicolas Paris, informaticien
  • Stéphanie Mariette, chargée de recherche à l’INRAE
  • Marina Sou, pour Libres Apprenants du Monde
  • Frédéric Bourdon, conseiller municipal de Vitry-sur-Seine
  • Jules Desgouttes, coordinateur de Art Factories
  • Hélène Oblet, ingénieure territorial
  • Marie Cuillerai, professeure des universités
  • Nadine Forte, enseignante
  • Françoise Bénet, professeur de danse
  • Jacques Pabst, comédien
  • Monique Dental, réseau féministe Ruptures
  • Franck Gaudichaud, enseignant-chercheur
  • Thierry Élias, docteur en optique-atmosphérique
  • Philippe Élusse, réalisateur
  • Laure Teulières, historienne
  • Jimmy Markoum, enseignant
  • Marc Pion, paysan gesticulant
  • Martine Minne, pour Attac Flandres

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