Grève contre la répression à l’appel de Solidaires 31 et Sud éducation 31

Quand :
26 septembre 2019 @ 8 h 30 min – 0 h 00 min
2019-09-26T08:30:00+02:00
2019-09-26T00:00:00+02:00
Où :
Saint Gaudens

Pour rappel, 4 militant-es sont convoqué-es au tribunal de Saint Gaudens le jeudi 26 septembre à 8h30.

Cette convocation fait suite à une garde à vue après une opération péage gratuit en mars dernier, dans le cadre d’une action pour le climat avec des gilets jaunes. Parmi les 4 personnes convoquées se trouve Nara, militante de Solidaires et de SUD Education 31.

 

Sur place dans le Comminges, un collectif de soutien organise la solidarité (voir affiche en pièce jointe).

 

Un communiqué de soutien circule aussi (aussi en pièce jointe). Solidaires 31 et SUD Educ 31 sont signataires.

 

LE communiqué :

Tout comme sur l’ensemble du territoire national, ici aussi en Comminges les autorités
répriment les mouvements populaires. Intimidations, interpellations, gardes à vue,
condamnations. Depuis le début du mouvement des gilets jaunes, ce sont huit personnes
qui ont subi la répression judiciaire au tribunal de Saint-Gaudens.
Les autorités répriment de plus en plus férocement les mouvements de contestation, elles
oppriment de plus en plus les forces qui s’opposent à leur politique. Gilets jaunes, marche
pour le climat, luttes syndicales se voient confrontées à la violence étatique, sont victimes
d’exactions policières, de mutilations qui ne sont pas des bavures. Nous sommes face à
une gestion politique délibérément violente. Nous sommes entrés dans un autoritarisme
qui se généralise à toute la société.
Nos libertés publiques sont en danger, sous le coup d’un arsenal de lois toujours plus
liberticides. Le droit de manifester est remis en cause. Les mouvements populaires sont
criminalisés. L’institution judiciaire est de plus en plus assignée à des fins de maintien de
l’ordre. Le gouvernement cherche à asphyxier la contestation politique : quand la
matraque ne suffit pas à disperser les foules, le marteau du juge prend le relais.
Il existe aujourd’hui en France des centaines de prisonnières et prisonniers politiques, de
condamnés, de « délinquantes et délinquants » dont le seul crime est de lutter pour le droit
à vivre dans la dignité. Condamnés, parce qu’ils et elles luttent contre un système
inégalitaire qui détruit les existences et ravage le vivant au nom du profit et du pouvoir.
Condamnés, parce qu’ils et elles tentent de bâtir une réelle démocratie. Condamnés, pour
avoir accuser les dirigeants et les dirigeantes, les nantis de crime contre l’Humanité et plus
généralement contre le vivant.
Nos luttes et nos actions se construisent collectivement. La résistance face à la répression
se construit également collectivement. La solidarité est notre arme. Nous sommes
solidaires de toutes les victimes de la répression.
Nous ne sommes pas des criminelles et criminels, nous ne sommes pas des délinquants
et des délinquantes comme la justice nous considère. Nous sommes soucieux de l’avenir
de l’Humanité, nous sommes conscients des urgences écologiques, nous voulons un
monde de justice, d’égalité, de fraternité. Un monde viable. Nous dénonçons ce système
suicidaire. Nous sommes réalistes. Ce sont les raisons pour lesquelles nous luttons et
continuerons à lutter.

 

 

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