Contre les violences faîtes aux femmes, on doit agir syndicalement !

L’Union syndicale Solidaires 31 appelle à rejoindre les mobilisations autour du 25 novembre pour dire : STOP aux violences faites aux femmes.

Un an après la déferlante #MeToo et #BalancetonPorc en France et dans le monde entier, l’heure reste à la mobilisation.

Dans la continuité des manifestations massives qui ont secoué ces derniers mois l’Espagne, l’Argentine (« Ni una menos »), le Brésil, et plus récemment l’Italie (« Ni una di meno »), le collectif #NousToutes*au niveau national et le collectif « Le camps des femmes » au niveau toulousain souhaitent faire de la traditionnelle date de lutte contre les violences faites aux femmes, un événement d’ampleur.

Que ce soit dans nos vies, à domicile, dans la rue, les transports ou au travail, les agressions, harcèlements, violences, pouvant aller jusqu’aux féminicides, nous touchent toutes à des degrés divers.

Parce qu’il n’est plus acceptable qu’une femme soit tuée tous les 3 jours, à son domicile, ou en pleine rue,

Parce qu’il n’est plus acceptable qu’une femme soit renvoyée des commissariats quand elle souhaite porter plainte, ou s’y reprendre à 10 fois,

Parce qu’il n’est plus acceptable, sur nos lieux d’étude ou de travail de subir des bizutages ou des ambiances sexistes, des attouchements sexuels, des mains aux fesses, des sifflements ou des propos dégradants, humiliants,

Parce que l’inégalité salariale est une violence économique qui prive les femmes de 2 mois de salaire chaque année,

Parce que nous savons que les politiques d’austérité qui grèvent les budgets dans la santé et le social touchent de plein fouet les femmes, et plus encore lorsqu’elles sont issues de minorités,

Parce que les métiers fortement féminisés sont aussi les plus précaires et les moins payés,

Parce que nous, déléguées syndicales, militantes féministes, sommes souvent aux premières lignes dans l’accueil, l’écoute et le soin apportés aux femmes victimes de violences,

Parce que nous voulons reprendre la rue,

Parce que nous voulons travailler à salaire égal et à respect égal,

Parce qu’après la prise de conscience qu’une femme sur cinq subira du harcèlement sexiste au travail,

Nous voulons des actes !

  • Nous exigeons des moyens pour pouvoir accueillir dignement les femmes qui portent plainte, les écouter et mettre en œuvre des moyens de protection.

  • Nous exigeons l’application de l’ordonnance de protection.

  • Nous exigeons l’augmentation des moyens pour les associations qui accueillent les femmes victimes de violences.

  • Nous exigeons une éducation non sexiste dès le plus jeune âge.

  • Nous exigeons la formation obligatoire des professionnel.les.

  • Nous exigeons l’application de la loi de réquisition !

SOLIDAIRES31 appelle toutes les femmes à rejoindre le rassemblement du «camp des femmes» le vendredi 23 novembre à 12h30 Place Saint Etienne

SOLIDAIRES31 appelle à marcher ensemble contre les violences faîtes au femmes le samedi 24 novembre à 14h – départ d’Arnaud Bernard ! #NousToutes

« Le camp des femmes », qu’est-ce que c’est ? Ce collectif est né en septembre suite à l’absence de solutions pérennes pour les femmes victimes de violences conjugales. Il est composé d’associations de femmes, de groupes féministes, de syndicats et demande l’engagement des services de l’Etat dans la mise en sécurité systématique, inconditionnelle et continue des femmes victimes de violences conjugales qui en font la demande, conformément à l’engagement des politiques publiques.

Nous toutes, qu’est-ce que c’est ?

Ce collectif, né en juin dernier, rassemble des organisations féministes et des personnes diverses. L’Union syndicale Solidaires en est partie prenante depuis le début. Présent dans plus d’une centaine de villes, il prévoit une déferlante le 24 novembre pour dire STOP aux violences sexistes et sexuelles.

Pour retrouver toutes les informations liées à cette manifestation : www.noustoutes.org

L’ordonnance de protection

Cette ordonnance, votée en 2010, vise à protéger les femmes victimes de violences avant ou après un dépôt de plainte, que l’agresseur ait été condamné ou non. Elle doit être demandée par la femme victime de violences auprès du juge aux affaires familiales (JAF).

Les mesures qui peuvent être prises vont de :

  • L’interdiction pour l’agresseur d’entrer en relation avec la femme victime, ses enfants ou des proches.

  • L’ attribution du logement conjugal à la femme victime de violences et la possibilité de prendre en charge les frais concernant ce logement.

  • La révision des modalités de l’autorité parentale.

  • L’autorisation faite à la femme victime de dissimuler sa nouvelle adresse au conjoint ou ex conjoint violent, et d’élire domicile chez son avocat ou auprès du Procureur.

  • L’admission provisoire à l’aide juridictionnelle pour couvrir les frais d’avocat et les éventuels frais d’huissier et d’interprète.

  • L’interdiction de sortie du territoire pour les enfants.

  • Pour les femmes étrangères bénéficiant de l’ordonnance de protection, un titre de séjour est délivré ou renouvelé automatiquement.

  • Un dispositif de téléprotection a également été mise en place, permettant aux femmes d’alerter les autorités publiques.

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